Le président demande l’engagement de plusieurs pays

Venezuela: Réactions positives en Amérique latine après le discours de Chavez

Caracas, 9 juin 2008 (Apic) Les premières réactions au discours prononcé dimanche par le président du Venezuela, Hugo Chavez, sont toutes positives. Hugo Chavez a demandé à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) de libérer tous les otages entre leurs mains sans conditions et d’abandonner la lutte armée.

Après avoir souligné le «changement de ligne» du président vénézuélien, des représentants politiques ainsi que de la société civile et de l’Eglise colombienne ont accueilli avec satisfaction le discours prononcé par Chavez durant son rendez-vous radiophonique hebdomadaire «Alò presidente».

Les milieux proches de Chavez précisent cependant que les paroles prononcées ne représentent aucun «changement» mais seulement un pas en avant dans la position adoptée ces dernières années en faveur du dialogue entre les parties impliquées dans le conflit colombien.

Lors de son intervention, le président, en s’adressant au nouveau chef de la guérilla Alfonso Cano, a dit que «le moment était venu pour que les Farc libèrent tous les détenus, ce serait un grand geste si en échange de rien». Chavez a ensuite précisé que la situation actuelle de l’Amérique latine et des Etats-Unis «semble créer les conditions favorables à un processus de paix en Colombie, avec un groupe de pays et d’organismes en mesure de garantir les accords de paix, comme cela s’est déjà vérifié en Amérique centrale (…) en ce moment, et cela doit être clairement dit aux Farc, un mouvement guérillero sur le continent apparaît pour le moins déplacé».

Les paroles de Chavez ont été qualifiées de «positives et sensées» par la Conférence épiscopale colombienne, d’après laquelle le discours du président vénézuélien s’inscrit dans le cadre «d’un changement de mentalité» général.

S’asseoir et parler de paix

Dans son intervention de dimanche, Chavez a demandé à plusieurs pays et institutions latino-américaines et internationales – citant expressément l’Argentine, le Brésil, le Nicaragua, la France, l’Espagne, le Portugal, le Vatican et l’Organisation des états américains (Oea) – de s’engager pour garantir qu’après la libération des otages, «les accords de paix» soient respectés. «Je vous demande de l’aide – a dit Chavez en conclusion – car maintenant ça suffit avec cette guerre, le moment est venu de s’asseoir et de parler de paix.

Les Farc doivent savoir une chose, a dit Chavez: elles sont devenues l’excuse avec laquelle l’empire (américain, ndlr) nous menace tous; elles représentent l’excuse parfaite; le jour où on parviendra à la paix en Colombie, l’empire se retrouvera sans excuses», faisant référence aux plans de Washington de construire de nouvelles bases militaires sur le continent et directement en Colombie, qualifiés de «menace contre le Venezuela». (apic/misna/pr)

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