Jordanie: Congrès sur le dialogue interreligieux à Amman
Amman, 24 juin 2008 (Apic) «La liberté religieuse ne doit pas être limitée à la possibilité d’exercer un culte mais comprend aussi le droit de changer de religion», a déclaré le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise. Il a affirmé cette conviction lors de l’ouverture à Amman, en Jordanie, des travaux du Comité scientifique du Centre International d’études et de recherches Oasis, dont il est le fondateur.
L’Eglise catholique «n’a pas comme objectif de mettre en danger la cohabitation sociale dans les pays à majorité musulmane. Elle ne se reconnaît pas dans le prosélytisme agressif qui diabolise les cultures et les religions non chrétiennes», a ajouté Scola, avant de passer la parole aux autres intervenants à la rencontre ayant pour thème «La liberté religieuse: un bien pour chaque société», à laquelle participent 70 personnes entre experts et chercheurs du monde ecclésial et culturel de 16 pays.
L’invitation à se rendre à La Mecque que l’Arabie Saoudite a adressé aux trois religions monothéistes afin qu’elles dialoguent est une première importante à prendre en compte, a pour sa part affirmé Mgr Maroun Lahham, évêque de Tunis, tandis que l’importance du dialogue islamo-chrétien a été au centre des propos de Hanna Salameh, membre de l’Union des lettrés jordaniens, de la Ligue jordanienne des droits de l’homme et du Forum de la transparence en Jordanie.
Salameh a montré du doigt les offenses aux croyances religieuses comme les commentaires et les vignettes qui blessent les fidèles des religions monothéistes et a demandé la création d’un mouvement religieux international ayant comme objectif de clarifier le fait que les religions ne craignent pas les provocations et ne répondent pas aux agitateurs qui incitent les peuples à la violence en mettant en danger la stabilité des pays. Le dialogue ne peut pas menacer la présence d’une religion, «car l’examen attentif d’opinions différentes ouvre l’esprit, dissipe les ambiguïté et rapproche les parties», a précisé Salameh. «La violence à la place de la sagesse et de l’application du droit – a souligné l’intellectuel jordanien – ne garantit pas la sécurité et la paix». (apic/misna/be)
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