Journée internationale contre la torture
Paris, 26 juin 2008 (Apic) A l’occasion de la onzième Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture, la FIACAT (Fédération internationale de l’Action des chrétiens contre la torture, ainsi que plusieurs ONG importantes, signent conjointement un appel pour rappeler aux Etats leurs devoirs d’abolir torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants partout dans le monde.
Ces ONG demandent en outre la réhabilitation complète des victimes de la torture. La journée mondiale de soutien aux victimes de la torture a été proclamée, il y a onze ans par l’Assemblée Générale des Nations unies.
102 pays sur 144 pays qui ont ratifié la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants se sont montrés des mauvais élèves, selon le rapport de l’Amnistie Internationale de l’an dernier.
Au cours de l’an 2007, selon ce rapport, des personnes ont été torturées ou maltraitées par des membres des forces de sécurité, par la police ou par d’autres agents de l’État. A Guantánamo, toujours selon Amnistie Internationale, à la fin de l’année 2006, 400 personnes de plus de 30 nationalités étaient toujours détenues
La Fédération internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (FIACAT) rappelle que la torture, pratiquée dans plus de la moitié des Etats de la planète, porte atteinte à un droit intangible de la personne humaine, l’intégrité physique, mentale et morale de celle-ci. Elle détruit le fondement même des droits de l’Homme, la dignité humaine, proclamée par la Déclaration universelle des droits de l’Homme dont nous fêtons cette année le soixantième anniversaire, déclaré la FIACAT.
’’Plus que jamais, nous devons nous mobiliser pour continuer le combat pour l’abolition de la torture et rendre leur éminente dignité aux victimes et à leurs proches’’, ajoute-t-elle.
La FIACAT réitère l’appel lancé le 31 octobre 2007 par le Cardinal Renato Raffaele Martino, Président du Conseil pontifical « Justice et Paix » et invitant les chrétiens à coopérer à la défense des droits de l’homme et à l’abolition de la peine de mort, de la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en temps de paix et de guerre.
La torture étant reconnue par la communauté internationale comme un des crimes les plus graves en droit international, les Etats signataires de la convention contre la torture, assure la FIACAT, sont dans l’obligation d’enquêter sur les allégations de torture, de poursuivre ou d’extrader les personnes suspectées d’actes de torture se trouvant sur leur territoire (quelque ce soit le lieu où la violation a été commise), et de garantir le droit à réparation pour les survivants d’actes de torture, c’est-à-dire une compensation équitable et l’accès à des soins médico-psychologiques. (apic/com/ts/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/journee-internationale-contre-la-torture/