Rome: Benoît XVI est disposé à recevoir Ingrid Betancourt

« Dès que possible »

Rome, 4 juillet 2008 (Apic) Le Vatican a fait savoir le 4 juillet 2008 que Benoît XVI était disposé à recevoir dès que possible la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée deux jours plus tôt après plus de 6 ans de captivité aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Celle-ci avait annoncé la veille qu’elle se rendrait la semaine prochaine à Rome pour rencontrer le pape.

Des sources vaticanes ont ainsi confirmé que le pape était disposé à répondre au « désir compréhensible et noble » de l’ex-otage d’être reçue en audience, affirmant qu’elle le serait dès que les engagements du pape le permettront.

Benoît XVI, arrivé à sa résidence estivale de Castelgandolfo dans la soirée du 2 juillet, quittera l’Italie pour se rendre en Australie le 12 juillet prochain. Le pape a logiquement suspendu toutes ses audiences privées pour l’été.

Le Saint-Siège a par ailleurs indiqué que le pape avait fait parvenir « un télégramme de félicitations » à Ingrid Betancourt après sa libération, sans pour autant en dévoiler le contenu.

La veille, à l’ambassade de France à Bogotá (Colombie), Ingrid Betancourt avait annoncé qu’elle aurait une entrevue avec le pape « la semaine prochaine ». « Je n’ai pas encore de date fixée, mais le Vatican a confirmé ma rencontre avec le souverain pontife », avait-elle indiqué. Sa soeur Astrid, mariée à un haut diplomate français, l’aurait informée de cette invitation au Vatican.

Immédiatement après sa libération, le Vatican avait salué cette « bonne nouvelle » en y voyant également « un signe positif pour la liberté de tous les otages » ainsi que pour « la réconciliation » en Colombie. Le 6 février dernier, Benoît XVI avait rencontré au Vatican Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt, au terme de son audience générale. « Je prie pour cette jeune femme et je connais bien la situation difficile dans laquelle elle se trouve », lui aurait alors affirmé Benoît XVI.

Durant sa captivité, la foi semble avoir pris peu à peu une place plus importante dans la vie d’Ingrid Betancourt. A son arrivée dans la capitale colombienne Bogotá, l’ex-otage avait en premier lieu voulu « remercier Dieu et la Vierge ». Avec sa mère venue l’accueillir, un chapelet de fortune accroché au poignet, elle s’était agenouillée le temps d’une prière au cours de sa toute première intervention. Devant les caméras de télévision, Ingrid Betancourt, avait fait le signe de croix à plusieurs reprises. « Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle », avait-elle aussi affirmé après sa libération. (apic/imedia/ami/ms/pr)

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