Genève: Rapport 2007 du centre intercantonal d’information sur les croyances
Genève, 9 juillet 2008 (Apic) Le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) a répondu l’an dernier à 447 demandes portant sur les groupes religieux ou des questions d’ordre général. Créé fin 2001 par les cantons de Genève, Vaud, Valais et Tessin, il a pour mandat de réunir et diffuser une documentation indépendante et rigoureuse sur les mouvements à caractère spirituel, religieux ou ésotérique.
Avec le recul des Eglises historiques, le domaine du religieux et du spirituel a volé en éclats au cours des dernières décennies. Même si elles ne rassemblent encore qu’un nombre restreint d’adeptes (2% de la population) les nouvelles croyances se multiplient, recourant à internet pour se faire connaître. Pour y répondre, Genève, Vaud, le Valais et le Tessin ont constitué une fondation de droit privé, le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) qui a commencé ses activités en mai 2002.
Le CIC reçoit les demandes provenant des personnes de tous âges, de toutes classes sociales, des particuliers et des professionnels (journalistes, enseignants, avocats, médecins…) qui ont besoin de renseignement sur un groupe religieux ou sur une question d’ordre général. La plupart des demandes que le CIC reçoit proviennent, selon le rapport, de parents, de couples ou des grands-parents qui s’inquiètent lorsque l’un de leurs proches est engagé dans un mouvement religieux ou spirituel qu’ils ne connaissent pas et dont ils se méfient. Le CIC a pour mission de répondre, gratuitement, aux questions concernant les mouvements religieux, les croyances, les doctrines spirituelles ou ésotériques. Ces questions émanent, pour un tiers, d’administrations.
Depuis l’ouverture du Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) en 2002, ce sont les Genevois qui sollicitent le plus le CIC. Le rapport révèle qu’en 2007, les demandes des genevois s’élèvent à 35%, soit 157 des questions posées. Le CIC mentionne également dans son rapport que les demandes en provenance du canton de Vaud sont en augmentation. Elles atteignent 32% l’an dernier, soit 143 demandes alors qu’en 2006 elles représentaient 28% (127 demandes). Les demandes en provenance du Valais augmentent légèrement et celles du Tessin diminuent sensiblement.
Les questions provenant des cantons romands et même d’autres pays francophones (Fribourg, Neuchâtel, Jura, Berne, France et Belgique) représentent 23%, soit plus de 9% d’augmentation par rapport aux années précédentes.
Financé par les cantons
Au niveau financier, le rapport révèle que le CIC tourne avec des subventions des cantons de 260’000 francs, complétées par quelques dons. Son Conseil de fondation compte des spécialistes touchant de diverses façons les questions religieuses, comme le professeur vaudois Roland Campiche, ancien directeur de l’Observatoire suisse des religions, la Tessinoise Michela Trisconi, historienne des religions, et le Valaisan Guy Luisier, recteur du lycée-collège de l’Abbaye de Saint-Maurice. Le personnel comprend une historienne des religions, une sociologue, un psychologue et un assistant scientifique. Etabli à Genève, le CIC collabore avec l’Observatoire des religions de l’Université de Lausanne.
L’information qu’il fournit remplit les objectifs suivants:
– Elle revêt un caractère préventif en cas de doute sur les agissements d’un groupe ou d’une organisation.
– Elle sert à maintenir le dialogue entre les proches et la personne engagée dans un groupe.
– Elle permet à des services de l’Etat ainsi qu’à des organismes privés de prendre des décisions fondées et conformes à la loi.
– Elle contribue à l’analyse et à la compréhension d’un monde religieux en pleine mutation. (apic/com/arch/ts)
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