Mesures « sécuritaires » injustes
Rome, 15 juillet 2008 (Apic) Le Comité catholique international pour les Tsiganes, à Bruxelles, s’insurge contre les décisions du gouvernement Berlusconi prises à l’encontre des Roms.
« Il est profondément injuste que soient diffusées par des milieux politiques de premier plan des informations fausses et tendancieuses qui sont répercutées et divulguées par les medias et qu’aucune voix autorisée ne se sente le devoir de rétablir la véracité des faits et d’appeler à une réflexion sérieuse et objective de ces informations. (…) Il est profondément injuste que soient prises des mesures « sécuritaires » de rejet contre la population tsigane alors que c’est elle, puisqu’elle est la plus faible, qui a besoin d’attention et de protection ».
Ces propos sont tirés de certains extraits d’une lettre du Comité catholique international pour les Tsiganes (Ccit) – sis en Belgique – adressée à la Conférence épiscopale italienne (Cei) pour exprimer sa « grande inquiétude au sujet des nouvelles de réactions hostiles voire racistes à l’encontre des populations nomades, notamment envers les Roms ». De tels comportements, « toujours plus nombreux et irrationnels », « semblent répondre à un dessein préconçu », écrit le Ccit, cité par Misna, tout en formulant de dures critiques contre « les solutions « populistes » qui ne peuvent qu’engendrer et entretenir un ressentiment entre les communautés tsiganes et la société majoritaire ».
Pendant que le gouvernement italien demeure sur ses positions, des organisations à but social font état pour leur part d’une rumeur selon laquelle une circulaire aurait été adressée par certains préfets aux écoles publiques, demandant à celles-ci de dresser la liste des enfants roms, sintis et nomades et de mentionner leur origine. (apic/misna/pr)
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