Equateur: La Maison Blanche devra évacuer sa base militaire de Manta
Quito, 3 août 2008 (Apic) L’Equateur a mis fin aux activités de la base américaine de Nanta, en Equateur.
«Nous avons officiellement notifié à l’ambassade des États-Unis notre décision de considérer l’Accord de coopération entre les gouvernements équatorien et nord-américain arrivé à terme», a déclaré Quito. L’Equateur annonce en outre la dissolution de l’accord auquel la Maison Blanche avait souscrit le 12 novembre 1999, relatif à l’accès et à l’utilisation par les militaires nord-américains de la base des forces aériennes équatoriennes de Manta, située à 260 kilomètres au sud-ouest de Quito, dans le cadre d’opérations anti-drogue.
«Les opérations prendront fin en août 2009. Avant le mois de novembre suivant, le retrait du personnel militaire étranger devra être achevé», ajoute le communiqué. La promesse de ne pas renouveler l’accord avait constitué une priorité dans le programme du président social-démocrate Rafael Correa dès sa campagne électorale de 2006.
Le texte de la nouvelle Constitution, qui sera soumis à référendum en septembre, établit par ailleurs que «l’Équateur est un territoire de paix» et que «la construction de bases militaires étrangères ou d’installations étrangères à des fins militaires ne sera pas autorisée».
Considérée par Washington comme un avant-poste stratégique contre le trafic de drogue dans la région du Pacifique, notamment dans le cadre du «Plan Colombie» entrepris en 2000, la base de Manta a été par ailleurs utilisée illégalement, selon l’Association latino-américaine des droits de l’homme (Aldhu), pour combattre la guérilla du pays voisin par l’intermédiaire d’une société privée de mercenaires: Dyn Corp.
L’attaque colombienne de l’armée colombienne, en territoire équatorien, aidée par l’Armée américaine, pour éliminer le no 2 des Farc en mars dernier a également pesé lourd dans la décision de l’Equateur en début d’année. (apic/misna/pr)
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