Rome: 25 minutes de tête-à-tête entre Benoît XVI et Ingrid Betancourt
Rome, 1er septembre 2008 (Apic) Benoît XVI et l’ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt se sont entretenus en tête-à-tête durant 25 minutes, le 1er septembre 2008. C’est ce qu’a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège le même jour.
Durant son entretien exceptionnellement long avec le pape, l’ex-otage lui a confié «son expérience spirituelle durant sa captivité», a encore indiqué le Saint-Siège.
Après s’être entretenu avec Ingrid Betancourt, le souverain pontife a reçu sa mère, Yolanda Pulecio, sa soeur Astrid et ses deux filles, dont l’une fêtait son onzième anniversaire, ainsi qu’un cousin proche.
La veille de son audience avec le pape, Ingrid Betancourt avait confié qu’elle souhaitait effectuer une visite à caractère «personnel» auprès de Benoît XVI. Brièvement interrogée par I.MEDIA, l’ex-otage franco-colombienne avait aussi déclaré qu’elle entendait lui dire «un secret».
Lors de la première étape de son séjour à Rome, dans la soirée du 31 août, à la veille de son audience privée avec Benoît XVI, Ingrid Betancourt a visité les locaux de la communauté Sant’Egidio, accompagnée de sa mère et de sa soeur. Selon les responsables de Sant’Egidio, elle aurait pris la résolution de participer à la prochaine rencontre interreligieuse organisée par la communauté, sur l’île de Chypre.
La libération d’Ingrid Betancourt, le 2 juillet dernier, avait été immédiatement jugée au Vatican comme une «bonne nouvelle» et comme «un signe positif pour la liberté de tous les otages» ainsi que pour «la réconciliation» en Colombie. Le Saint-Siège avait par ailleurs indiqué avoir fait parvenir à Ingrid Betancourt un télégramme de félicitation, sans pour autant en dévoiler le contenu.
Le 6 février dernier, Benoît XVI avait rencontré au Vatican Yolanda Pulecio, la mère de l’otage, au terme de son audience générale. «Je prie pour cette jeune femme et je connais bien la situation difficile dans laquelle elle se trouve», lui aurait alors affirmé Benoît XVI.
Importance de la foi dans la vie de l’ex-otage
La foi semble avoir pris peu à peu une place plus importante dans la vie d’Ingrid Betancourt au fil de sa captivité. A son arrivée dans la capitale colombienne, Bogotá, juste après sa libération le 2 juillet 2008, l’ex-otage avait en premier lieu voulu «remercier Dieu et la Vierge» en priant sur le tarmac de l’aéroport. «Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle», avait-elle aussi affirmé immédiatement après sa libération.
«Je me sens catholique, mais il y a des choses qui me gênent dans cette religion», avait ensuite confié Ingrid Betancourt peu après sa libération à l’hebdomadaire français La Vie. Elle s’était par exemple demandé «pourquoi l’Eglise catholique s’arroge le droit d’excommunier des gens alors que Jésus n’a jamais excommunié personne». (apic/imedia/ ami/js)
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