Les interrogations de l’ex-otage sur la doctrine catholique
Rome, 1er septembre 2008 (Apic) Ingrid Betancourt a affirmé avoir accompli «un rêve» en rencontrant Benoît XVI le 1er septembre 2008, voyant en lui «un être de lumière». Lors d’une conférence de presse, à Rome, à l’issue de son audience avec le pape à Castel Gandolfo, l’ex-otage franco-colombienne a aussi fait part de sa dévotion pour le Sacré-Coeur, de sa passion pour la Bible mais n’a cependant pas caché certaines de ses interrogations concernant la doctrine catholique.
«Il s’agit d’un rêve qui s’est réalisé», a ainsi confié Ingrid Betancourt à propos de son audience privée de 25 minutes, un peu plus tôt, avec le pape. Ingrid Betancourt a aussi indiqué avoir embrassé le pape qui l’a ensuite écouté raconter son histoire «en élevant la réflexion» de façon à rendre son expérience «utile aux autres». «Je lui ai raconté ce que j’avais vécu dans la jungle et ce qui avait un lien avec lui», a encore indiqué l’ex-otage qui a ainsi expliqué avoir un jour entendu Benoît XVI prononcer son nom, à la radio, au terme d’une difficile journée de marche. «La voix du pape a été une lueur et depuis ma libération je voulais le voir et l’embrasser», a-t-elle indiqué. Elle a aussi expliqué au pape qu’elle avait découvert en captivité la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus.
Des questions en suspens
«J’ai dans mon coeur des questions de type théologique», a aussi indiqué à la presse la Franco-colobienne. «En tant que catholique, je me pose par exemple la question de savoir pourquoi l’excommunication existe, pourquoi nous refusons la communion à certains de nos frères et de nos soeurs alors que, dans la Bible, Jésus à donné la communion à tout le monde, aux pécheurs et aux non pécheurs, à commencer par Judas».
«Pourquoi refuser cette communion à ceux qui en ont finalement le plus besoin, nous tous les pécheurs, car c’est pour les pécheurs que Jésus est mort», a encore relevé cette divorcée-remariée sans préciser si elle avait évoqué directement cette question avec Benoît XVI.
La Bible, un livre génial
Ingrid Betancourt a également fait part au pape de sa découverte, en captivité, du «trésor» que représente la Bible qui est «un livre génial».
L’ex-otage a confié avoir eu «l’immense chance d’avoir une Bible» avec elle dans la jungle colombienne et d’y avoir «trouvé réponse à tout». Selon elle, la Bible est «un mode d’emploi pour le bonheur», d’autant que «Dieu a le sens de l’humour». Bien sûr, a-t-elle insisté, «il faut être un intellectuel, il faut soigner son corps et aller au gymnase, il faut lire la presse et être au courant de ce qui se passe dans le monde, mais il faut aussi avoir l’inquiétude spirituelle».
En milieu de journée, Ingrid Betancourt avait été reçue à Castel Gandolfo par Benoît XVI. Le Saint-Siège avait indiqué que l’ex-otage avait confié au pape «son expérience spirituelle durant sa captivité». Après cette audience privée de 25 minutes, le pape a reçu sa mère, Yolanda Pulecio, sa soeur Astrid accompagnée de ses deux filles ainsi qu’un cousin proche. (apic/imedia/ami/pr)
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