« Dieu est belle », « Identité et mission », « Année Saint Paul »...

Église catholique de Genève : de multiples offres de formation

Pour l’Apic, Michel Bavarel

Genève, 4 novembre 2008 (Apic) Trente-six cours, des parcours et rencontres sont proposés par le Département de la formation de l’Église catholique de Genève. Avec des titres comme « Dieu est belle », « Fêtes et réjouissances » ou « Se libérer de ses blessures ». Cela en complément de bien d’autres offres émanant de paroisses et de mouvements. Reste à susciter l’intérêt.

« La tâche la plus importante de l’Église est d’annoncer Jésus-Christ, de personne à personne, sans chercher à imposer une vérité toute faite », souligne en préambule l’évêque auxiliaire du diocèse de LGF, Mgr Pierre Farine. Quant à Raphaël Pasquier, responsable du Département de la formation de l’Église catholique genevoise, il évoque les premières communautés chrétiennes où les fidèles étaient « assidus à l’enseignement des apôtres » (Actes 2,42). C’est tout aussi important à notre époque où, sur le plan professionnel, la formation continue est devenue indispensable.

Alors, une septantaine de collaborateurs, bénévoles pour la plupart, catholiques bien sûr, mais aussi protestants, juifs ou musulmans ont permis la mise sur pied du programme 2008-2009. On y trouve des parcours axés sur la spiritualité comme une « Pratique de la méditation » ou « Art et prière ». D’autres qui visent à un approfondissement, comme cette introduction à une théologie féministe intitulée « Dieu est belle ». D’autres encore qui portent sur le dialogue interreligieux ou apportent des ressources pour « se libérer de ses blessures » ou « accompagner des personnes âgées ». Tout cela venant en complément des formations qui existent dans les paroisses, les mouvements, etc.

Pour qui ?

Ces propositions sont destinées à M. et Mme tout le monde, relève Pierre Farine. « Il ne s’agit pas de remplacer le catéchisme, mais d’ouvrir des portes à des gens qui se sont éloignés un temps de la foi ou que le message des institutions rebute, aux chercheurs de sens et de confiance, à ceux qui ont besoin d’un lieu de dialogue, de soutien mutuel », complète Raphaël Pasquier.

Problème : comment faire en sorte qu’il y ait rencontre entre de telles attentes et l’offre de l’Église ? Raphaël Pasquier admet n’avoir jamais reçu qu’une seule demande de formation : elle émanait d’une personne désireuse d’apprendre à décorer une église. Et il y a de la concurrence. L’année passée, celle-ci est venue de la préparation à la rencontre des jeunes de Taizé. Il importe de sensibiliser le public potentiel et c’est, aussi, tout un programme… (apic/mba/pr)

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