Forum sur la pauvreté
New York-Tegucigalpa, 8 septembre 2008 (Apic) Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a invité le président de «Caritas Internationalis», le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, à participer à un forum au sommet sur les huit objectifs du millénaire formulés par l’ONU. Celui-ci aura lieu le 25 septembre à New York. L’objectif principal de l’ONU est de réduire de 50% jusqu’en 2015 les conséquences de la pauvreté.
Il est d’ores et déjà clair, pour le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, qu’un tel objectif ne sera pas atteint si des mesures exceptionnelles ne sont pas mises en oeuvre. C’est pourquoi le forum au sommet du 25 septembre doit mettre au jour les plus grandes lacunes et proposer des mécanismes pour y remédier.
Le cardinal Rodriguez Maradiaga a salué l’initiative de l’ONU pour mettre sur «la bonne voie» la réalisation des objectifs du millénaire. Ces objectifs sont, selon lui, un instrument pour mettre fin au «scandale de la pauvreté». Le risque existe actuellement, toujours selon le prélat, que la pauvreté devienne «victime de l’inactivité». Il est impensable que, «dans un monde aussi riche que celui d’aujourd’hui», les objectifs du millénaire ne puissent pas être atteints. Ce serait le cas, a-t-il poursuivi, si l’on ne prenait pas immédiatement des mesures pour lutter contre ce fléau. La crise alimentaire mondiale et l’aggravation du problème climatique ont à nouveau soulevé la question des succès dans le domaine de la coopération au développement, a déclaré le président de Caritas.
Onze millions d’enfants pauvres meurent chaque année pour des raisons qui pourraient être évitées, s’est indigné le cardinal hondurien. En présence de cette tragédie, des «projets spéciaux» sont indispensables. C’est pourquoi il se réjouit que le secrétaire général de l’ONU ait invité les responsables politiques et économiques du monde entier à proposer leur «plan précis» de lutte contre la pauvreté lors de ce forum. Dans les pays du sud, un tiers des enfants de moins de 5 ans est «extrêmement faible et vulnérable» à cause de la faim. Pour le prélat, les responsables du monde entier doivent entreprendre quelque chose pour lutter contre cette situation.
«Nous devons combler le fossé entre ceux qui disposent des ressources économiques et ceux qui ont de grandes ressources humaines», a affirmé l’archevêque de la capitale du Honduras Tegucigalpa. Les Eglises et organisations religieuses comme Caritas peuvent y apporter une contribution essentielle. (apic/w/ak/js)
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