La «Théologie du déluge» fait des émules dans les îles
Tuvalu 11 septembre 2008 (Apic) Des habitants de l’un des plus petits pays du monde craignent que ce qu’ils considèrent comme une étrange «théologie du déluge», importée par des chrétiens fondamentalistes des Etats-Unis, contribue à submerger Tuvalu, petites îles situées dans le Pacifique Sud.
Tuvalu se trouve en première ligne du débat sur les changements climatiques. Selon de récentes études scientifiques, les neuf îles qui constituent le pays pourraient être submergées d’ici 30 ans à cause de la montée du niveau des mers.
Les habitants de ce pays très religieux affirment en effet faire les frais d’une théologie décalée qui nie les changements climatiques et s’inspire du récit que la Bible fait de Noé et du déluge.
Certains Tuvaluans pensent que, selon «cette théologie, les peuples du Pacifique ne doivent pas se soucier des changements climatiques, parce que la Bible dit que Dieu a promis à Noé de ne pas créer un nouveau déluge qui détruirait la terre». Selon le récit qui est fait du Déluge dans la Bible (Genèse 9,11-17), Dieu a placé un arc-en-ciel dans le ciel en tant que symbole de sa promesse.
Un sondage réalisé par l’Eglise chrétienne de Tuvalu (Ekalesia Kelisiano Tuvalu, EKT) indique que jusqu’à 20 % des fidèles locaux croient à cette interprétation biblique. Les personnes les plus susceptibles d’accepter la théologie de Noé, et donc de ne rien faire pour sauver le pays, sont celles qui sont âgées de 40 à 60 ans. Plus de 90 % des 12’000 habitants du pays font partie de l’EKT.
Le pasteur Tafue Lusama, secrétaire pour la justice sociale à l’EKT, a affirmé que ces chiffres constituaient un problème important pour traiter le problème du changement climatique : «Si notre peuple n’accepte pas la réalité, comment pouvons-nous nous unir pour lutter contre elle ? Comment pouvons-nous réagir en tant que nation si nous nions avoir un problème, alors que notre propre survie est en jeu ?»
Il s’agit également d’un problème reconnu par le gouvernement de Tuvalu, un adjoint du Premier ministre ayant déclaré : «L’Eglise a une contribution majeure à apporter au débat sur le changement climatique, en éduquant les gens à affronter cette réalité».
Les dirigeants de l’Eglise sont également convaincus de la nécessité de confronter le monde aux défis des changements climatiques. Le pasteur Tofiga Falani, président de l’EKT, a déclaré à l’Agence ENI: «Que le monde connaisse notre message: ces précieux petits atolls abritent des âmes vivantes. Il s’agit d’une terre précieuse, et nous avons besoin du soutien et de l’aide du monde pour nous sauver».
Lausanne: André Kolly quitte la tête du CCRT l’année prochaine
Directeur durant 21 ans
Lausanne, 11 septembre 2008 (Apic) Le CCRT (Centre catholique de radio et télévision) cherche un nouveau directeur. André Kolly quitte en effet sa fonction durant l’année 2009, après 21 ans d’engagement.
Une annonce est déjà parue dans «Evangile et Mission» et dans «Echo Magazine», et paraîtra bientôt dans les quotidiens «Le Temps» et «La Liberté». Le poste de directeur ou directrice du CCRT est à repourvoir dès le 1er avril 2009 (ou à convenir). «Je n’ai que 63 ans. Donc il n’y a pas d’urgence ou de date fixe pour mon départ à la retraite», a affirmé en substance André Kolly, atteint par l’Apic. En fonction du candidat qui sera retenu, un temps de stage ou de «tuilage» peut être envisagé.
André Kolly est le directeur du Centre Catholique de Radio et de Télévision (CCRT), à Lausanne, depuis 1988. Né en 1945 à Châtel-St-Denis, il a obtenu en 1971 une licence en théologie à l’Université de Fribourg, et a suivi des cours en Faculté de lettres (pédagogie) et à l’Institut de journalisme. Il est nommé conseiller d’études pour les étudiants en théologie en 1971, puis attaché de presse romand du synode 72. Son engagement dans les médias audio débute en 1976, lorsqu’il prend en charge les émissions religieuses de la Radio suisse romande. Il succède ensuite à l’abbé André Babel à la tête du CCRT.
Membre de la commission des médias depuis sa création
Les engagements d’André Kolly dépassent clairement le cadre du CCRT. Ainsi, il est membre de la commission des médias de la Conférence des évêques suisses depuis sa création au début des années 80. Entre 1976 et 1988, il a été rédacteur responsable des bulletins paroissiaux de Suisse romande, édités à Saint-Maurice. Au niveau international, il a été durant une dizaine d’années (depuis la fin des années 80) membre du comité européen de l’organisation audio-visuelle mondiale UNDA, devenue SIGNIS.
Le CCRT est né avant ses structures. Dès 1936, Mgr Jacques Haas, curé lausannois, a donné du temps pour présenter des sujets catholiques à la Radio. A la naissance de la télévision, il a été présent pour créer, avec ses collègues protestants, des émissions à la Télévision. Avec ses amis, Mgr Haas a créé l’Association CCRT en 1952. Le CCRT assume avec l’Office protestant des médias (OPM) la responsabilité éditoriale de plusieurs émissions sur le service public de la Radio et de la Télévision suisse romande. (apic/bb)
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