Rome, 19 septembre 2008 (Apic) Dans son édition datée du 19 septembre, L’Osservatore Romano propose une réflexion d’Alain Besançon, historien français et membre de l’Institut, après le voyage effectué par Benoît XVI en France, du 12 au 15 septembre. L’auteur français y est assez critique à l’égard de l’Eglise de France mais aussi des interlocuteurs du pape lors de son 10e voyage à l’étranger. En première page de L’Osservatore Romano, Alain Besançon revient ainsi sur le voyage de Benoît XVI «dans le terrain à première vue tellement sec et stérile de la France chrétienne», dans un pays «où l’on n’a pas réussi à enlever complètement la foi au peuple français, malgré les efforts obstinés de nombreux ennemis ou faux amis de l’Eglise». «Désormais la fête est finie», écrit cet auteur catholique. «Le pape est parti et l’Eglise en France se retrouve face à elle-même. Elle se sait plutôt isolée, parfois perdue. La transmission de la foi à la nouvelle génération est difficile». «Le peuple catholique et le clergé diminuent», constate-t-il encore, affirmant ensuite que «l’épiscopat forme un corps homogène, mais qui pourrait être plus ouvert envers la société civile, envers les catholiques et l’extérieur». «La venue du pape a amené un grand vent d’air frais», écrit ensuite Alain Besançon avant de mettre en garde devant le fait que, «souvent, après les grands évènements, l’enthousiasme décline et les habitudes les plus enracinées reprennent le dessus». (apic/imedia/ami/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/l-eglise-en-france-se-retrouve-face-a-elle-meme-estime-l-or/