Les exigences de la formation religieuse

Rome: Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses

Rome, 25 septembre 2008 (Apic) La Congrégation pour l’éducation catholique a publié le 25 septembre à Rome une Instruction sur la Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses. Ce document à caractère normatif est publié un peu plus de vingt ans après la naissance de ces institutions en charge de la formation théologique des laïcs et des religieux. Il entend harmoniser le fonctionnement de ces lieux de formation à travers le monde.

La Congrégation pour l’éducation catholique veut ainsi «redéfinir» des normes datant de 1986 et 1987 sur les Instituts supérieurs de sciences religieuses (ISSR). Particulièrement nombreux en Italie (74), en Espagne (29) ou dans certains pays d’Amérique latine, destinés aux laïcs ou religieux, ces ISSR offrent «la connaissance des éléments principaux de la théologie et de ses présupposés nécessaires en philosophie et de ses compléments en sciences humaine». A l’heure actuelle, il n’existe pas à proprement parler d’ISSR en France où un projet est cependant à l’étude, ni en Suisse.

Ces instituts, rappelle la présente Instruction, veulent «promouvoir la formation religieuse des laïcs et des personnes consacrées». Nombre d’entre eux se préparent ainsi «aux différents ministères laïcs et service ecclésiaux», dont l’enseignement de la religion à l’école, dans certains pays. Les disciplines enseignées sont l’écriture sainte, la théologie dogmatique, la théologie morale, la philosophie et les sciences humaines.

Au fil de l’Instruction, la Congrégation pour l’éducation catholique précise ainsi les nouvelles normes pour les ISSR, à mettre en oeuvre «d’ici le début de l’année académique 2009-2010». Elle brosse la physionomie des ISSR et statue sur la responsabilité académique et épiscopale de ces instituts rattachés à des facultés de théologie. Le document précise aussi le programme d’étude du premier cycle en vue d’obtenir un baccalauréat en sciences religieuses, et du second cycle visant à l’obtention d’une licence. Il s’agit là d’harmoniser les grades académiques quels que soient les pays.

L’exigence pour les enseignants

Par ailleurs, l’Instruction indique que les enseignants – au moins cinq par ISSR – «doivent toujours se distinguer par l’idonéité scientifique et pédagogique, l’honnêteté de vie, l’intégrité de la doctrine, de dévouement à leur fonction». Un enseignant se distinguera aussi «par la richesse et la sûreté de sa doctrine, par son témoignage de vie et son sens des responsabilités ecclésiales et académiques».

Exigeante avec les enseignants, cette Instruction l’est aussi avec les étudiants qui souhaitent fréquenter les ISSR. Ceux-ci, entre autres, devront être «idoines dans leur conduite morale» et avoir le désir de recevoir une formation qualifiée en sciences religieuses.

Enfin, l’Instruction précise la procédure d’érection d’un ISSR, avec un minimum de 75 étudiants, ainsi que la possibilité pour la Congrégation pour l’éducation catholique de suspendre puis de révoquer la reconnaissance d’un institut qui ne respecterait pas les normes établies.

L’Instruction sur la Réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses est un document d’une vingtaine de pages, signé le 28 juin dernier par le cardinal Zenon Grocholewski et par Mgr Jean-Louis Bruguès, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique. Benoît XVI a «approuvé» cette instruction et en a autorisé la publication. (apic/imedia/ami/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-reforme-des-instituts-superieurs-de-sciences-religieuses-1/