Bogota, 28 septembre 2008 (Apic) L’Etat est responsable directement ou indirectement de 75% des cas où les auteurs de la violence ont été identifiés, en particulier pour la tolérance et le soutien fournis aux violences commises par les paramilitaires d’extrême droite »: c’est ce que soutient un document rédigé et publié par un réseau de plus de mille organisations de la société civile colombienne. Ce rapport est diffusé alors que le président colombien Alvaro Uribe se trouvait à New York, dans le cadre de la 63ème Assemblée générale de l’Onu, en marge de laquelle le président a rencontré le haut commissaire pour les droits humains Navanethem Pillayun. « Au moins 13’634 personnes ont perdu la vie, au-delà des combats armés, à cause de la violence socio-politique durant l’administration du président Alvaro Uribe », précise le rapport qui ajoute: « Les exécutions et les arrestations arbitraires, les disparitions, les déplacements forcés de la population ainsi que les cas de tortures ont drastiquement augmenté ». Le document précise ailleurs que, contrairement aux affirmations du gouvernement, les groupes de paramilitaires n’ont pas été démantelés, rappelant « les attaques constantes du gouvernement contre la Cour suprême de justice » qui enquête sur les connivences entre les politiciens et les paramilitaires. Le rapport – signé par l’Alliance des organisations sociales, l’Assemblée de la société civile pour la paix et la Plateforme colombienne des droits humains – a également été transmis au Conseil des droits humains de l’Onu qui examinera la situation colombienne en décembre prochain. (apic/misna/pr)
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