Rome: Le pape encourage la République tchèque à exercer son influence en Europe
Rome, 28 septembre 2008 (Apic) Benoît XVI a encouragé la République tchèque à exercer son leadership en Europe afin d’y «contribuer au bien-être de la famille humaine». Le pape a reçu le 27 septembre en audience à Castel Gandolfo le nouvel ambassadeur de République tchèque près le Saint-Siège, Pavel Vosalik. Le pape a demandé à cet ancien pays satellite de l’URSS de faciliter le travail de l’Eglise sur son territoire.
«Votre pays, a souligné le pape devant le diplomate tchèque venu lui présenter ses lettres de créances, fort du sens de solidarité qui lui a permis de sortir courageusement de l’écroulement du totalitarisme, désire contribuer au bien-être de la famille humaine en développant la coopération internationale dans la lutte contre la violence, la faim, la pauvreté et d’autres maux sociaux». Benoît XVI a alors soutenu que «de nouvelles voies d’influence» s’ouvriraient bientôt pour la République thèque. Entrée le 1er mai 2004 dans l’Union européenne, elle succédera en effet à la France à la tête du Conseil de l’Union européenne de janvier à juin 2009.
Benoît XVI s’est dit «confiant qu’en plaçant des objectifs clairs et en facilitant l’engagement de tous les Etats membres – réd de l’UE -, l’honneur de présider le Conseil pour une durée de six mois permettra à la République tchèque d’exercer un leadership important dans l’effort partagé de combiner l’unité et la diversité, la souveraineté nationale et l’activité commune, ainsi que le progrès économique et la justice sociale à travers le continent».
Benoît XVI a aussi expliqué que «la société tire des bénéfices» lorsque l’Eglise peut accéder aux «marchandises matérielles et spirituelles exigées par son ministère». «Dans votre pays, il y a des signes de progrès dans ce secteur, mais il en reste à faire», a affirmé le pape au diplomate tchèque alors que le Saint-Siège attend la mise en oeuvre d’un accord signé à Prague en juillet 2002 sur ’la réglementation des rapports réciproques’. L’Eglise souhaite ainsi pouvoir exercer librement sa mission, en particulier en ce qui concerne le culte, le gouvernement pastoral, l’enseignement et tout autre aspect de la vie ecclésiale. Le problème de la restitution des biens de l’Eglise catholique, confisqués sous le régime communiste, n’est pas entièrement résolu.
Solution pour la cathédrale
Ainsi, le pape a souhaité devant le diplomate tchèque qu’une «solution» soit trouvée concernant «l’avenir de la cathédrale de Prague». Confisquée en 1954 par le régime communiste, la cathédrale Saint-Guy avait été restituée à l’Eglise catholique en septembre 2006, au terme d’un long procès. Mais, en février 2007, la cour suprême a annulé le verdict et la cathédrale est alors redevenue propriété de l’Etat.
Dans son discours en anglais, le pape a par ailleurs salué «l’emphase» avec laquelle le diplomate avait préalablement évoqué «l’influence du christianisme dans le riche héritage culturel» de son pays et, «en particulier, le rôle joué par l’Evangile en apportant de l’espoir au peuple tchèque en période d’oppression».
Enfin, Benoît XVI a salué la mémoire de l’ambassadeur tchèque au Pakistan, Ivo Zdarek, décédé dans l’attaque terroriste de l’hôtel Marriott d’Islamabad, le 20 septembre dernier. «Je prie chaque jour pour la fin de tels actes d’agressions, a confié le pape, et j’encourage tous ceux qui sont engagés dans le service diplomatique pour se consacrer toujours plus profondément afin de faciliter la paix et d’assurer la sécurité à travers le monde».
Le nouvel ambassadeur tchèque, Pavel Vosalik, est âgé de 45 ans. Ambassadeur en Afrique du sud de 1997 à 2001, il a ensuite été vice-ministre des Affaires étrangères jusqu’en 2004. Depuis, il représentait la République tchèque auprès du Canada. (apic/imedia/ami/pr)
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