Rome: L’Eglise ne recherche ni le pouvoir ni les privilèges
Rome, 5 octobre 2008 (Apic) Benoît XVI, en visite officielle au palais présidentiel italien du Quirinal, le 4 octobre 2008, a affirmé que l’Eglise ne recherchait ni «le pouvoir», ni des «privilèges ou (…) des avantages économiques et sociaux». Le pape a été reçu par le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, le jour de la fête de saint François d’Assise, patron d’Italie. Dans son discours, Benoît XVI a aussi souligné qu’il ne fallait pas craindre de la part de l’Eglise «une prévarication au détriment de la liberté».
«L’Eglise ne cherche pas le pouvoir, ni ne prétend à des privilèges ou n’aspire à des avantages économiques et sociaux», a ainsi estimé Benoît XVI. «Son seul but est de servir l’homme». Ainsi, «pour pouvoir accomplir cette mission, l’Eglise, n’importe où et toujours, doit pouvoir jouir du droit à la liberté religieuse».
Devant le président Napolitano, le pape a par ailleurs affirmé qu’il n’y avait «pas de raison de craindre une prévarication au détriment de la liberté de la part de l’Eglise et de ses membres, qui attendent en retour que leur soit reconnue la liberté de ne pas trahir leur conscience éclairée par l’Evangile».
Benoît XVI a également expliqué que l’Eglise «s’engage à contribuer à l’édification d’une société fondée sur la vérité et la liberté, sur le respect de la vie et de la dignité humaine, sur la justice et sur la solidarité sociale».
L’Eglise a une «responsabilité particulière» vis-à-vis «des nouvelles générations», a-t-il aussi souligné, affirmant l’urgence du «problème de l’éducation». «La formation des jeunes est une entreprise dans laquelle l’Eglise aussi se sent engagée, avec la famille et l’école». «Elle est en effet bien consciente de l’importance que l’éducation revêt dans l’approfondissement de la liberté authentique, présupposé nécessaire pour un service positif au bien commun», a-t-il continué.
Dans son discours, le pape a enfin invité les «pasteurs et les fidèles» à contribuer à «construire, même dans ces moments d’incertitude économique et sociale, le bien commun dans le pays, comme en Europe et dans la famille humaine tout entière, prêtant une attention particulière aux pauvres et aux marginalisés, aux jeunes en recherche de travail et à ceux qui n’ont pas de travail, aux familles et aux personnes âgées».
35 minutes d’entretien en privé
Auparavant, Benoît XVI avait rencontré en privé le président Giorgio Napolitano pendant près de 35 minutes. Pendant ce temps, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, s’était quant à lui entretenu avec son homologue italien Silvio Berlusconi, président du Conseil.
Durant cette visite au Quirinal, le pape et le président Napolitano se sont échangés des cadeaux. Le pape a ainsi offert le nouveau plan de la Cité du Vatican, réalisé par la Bibliothèque apostolique vaticane selon des procédés traditionnels. Le président italien a quant à lui offert au pape une boite en argent travaillée à la main, sur laquelle figure le Palais du Quirinal exécuté par l’architecte italien Carlo Maderno (1556-1629).
Il s’agissait de la deuxième visite de Benoît XVI et de la 9e visite d’un pape au Quirinal, ancienne résidence des papes au coeur de Rome. Benoît XVI s’y était rendu pour la première fois le 24 juin 2005 et avait alors été reçu par le président Carlo Azeglio Ciampi.
Le président italien Giorgio Napolitano a été élu à la tête de l’Etat le 10 mai 2006. 11e président de la République italienne et premier président issu du Parti communiste italien, il avait été reçu pour la première fois au Vatican le 20 novembre 2006. Il est né à Naples le 29 juin 1925. (apic/imedia/ms/js)
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