Inde: 50’000 hindous fondamentalistes manifestent en faveur de l’intolérance religieuse
New Delhi, 16 novembre 2008 (Apic) Le gouvernement de l’Orissa, en Inde, a autorisé une manifestation des hindous fondamentalistes pour «réclamer la fin des conversions» au christianisme. Trois chrétiens ont été arrêtés à Bangalore, sous inculpation d’incitation à la conversion au christianisme.
Le gouvernement a autorisé le groupe Swami Laxmananda Saraswati Sradhanjali Samiti, groupes d’hindous fondamentalistes, à défiler dans les rues de Bhubaneshwar, en dépit du fait que les autorités de New Delhi craignent une recrudescence des violences interreligieuses.
Le groupe hindou extrémiste a appelé à une marche pour protester contre le refus des autorités d’arrêter les assassins de Laxmananda Saraswati, leader du parti Vishwa Hindu Parishad (VHP), assassiné le 23 août dernier. Bien que la police soutienne la thèse que ce sont les groupes maoïstes qui sont à l’origine de ce meurtre, les hindous utilisent cet assassinat comme prétexte pour lutter contre les chrétiens.
1’500 policiers sont chargés de surveiller la manifestation pour prévenir tout incident. A Kandhamal, les gens craignent que cette manifestation soit un prétexte pour une reprise des attentats, qui n’ont d’ailleurs jamais vraiment cessé. Les organisateurs attendent au moins 50’000 personnes. Ils ont posé des affiches un peu partout pour demander l’arrestation des assassins, la fin des conversions. Ils ont aussi demandé que soit mis fin à l’abattage des vaches, cela afin de «défendre la culture de l’hindouisme et tribale».
Violences continues
Trois chrétiens ont été arrêtés le 12 novembre sous l’accusation «d’inciter à la conversion des habitants de la banlieue de Bangalore». Les responsables religieux chrétiens ont organisé une campagne pour les faire libérer.
Selon le Conseil des Eglises d’Inde (AICC), la violence s’est étendue depuis le mois d’août à 14 des 30 districts de l’Etat. Elle a causé des dommages à 315 villages. 4’640 maisons ont été incendiées, 151 églises détruites. 53’000 personnes ont été déplacées, 60 autres tuées, dont deux pasteurs et un prêtre catholique. Deux femmes ont été violées .(apic/asianews/js)
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