Rome: La recherche médicale doit respecter la dignité de l’enfant, affirme Benoît XVI
Rome, 16 novembre 2008 (Apic) La recherche médicale doit trouver un «juste équilibre» dans ses choix thérapeutiques et ne pas tomber dans «l’expérimentation», a prévenu Benoît XVI le 15 novembre 2008 au Vatican. Le pape, qui recevait en audience les participants à la conférence internationale du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé sur les enfants malades, a en outre insisté sur la valeur de chaque être humain, particulièrement «lorsqu’il semble faible aux yeux de l’homme».
La recherche médicale se trouve parfois confrontée «à des choix difficiles», a ainsi expliqué Benoît XVI devant les 450 participants réunis dans la salle Clémentine, comme, par exemple, lorsqu’il s’agit de trouver «un juste équilibre entre la poursuite ou l’arrêt d’une thérapie». Le médecin doit répondre «de manière adéquate aux besoins réels des petits patients, sans céder à la tentation de l’expérimentation».
Pour le pape, tout acte médical ne doit pas perdre de vue «le bien véritable de l’enfant, dans le respect de sa dignité en tant que sujet de plein droit». Plus particulièrement, un enfant tombé malade avant même d’être né «doit être accueilli avec encore plus d’amour».
«Chaque être humain a une valeur en soi, a insisté Benoît XVI, car il est créé à l’image de Dieu, aux yeux duquel il est d’autant plus précieux qu’il semble faible au regard de l’homme». Le pape a alors demandé qu’une attention particulière soit portée à l’enfant «lorsqu’il est faible et en difficulté, lorsqu’il souffre et qu’il est sans défense».
«Je pense surtout aux petits orphelins ou aux enfants abandonnés à cause de la misère et de l’éclatement familial, je pense aux enfants qui sont des victimes innocentes du Sida, de la guerre et des conflits armés en cours dans le monde, je pense aux enfants qui meurent à cause de la misère, de la sècheresse et de la faim», a ensuite précisé Benoît XVI.
C’est pourquoi l’Eglise, qui «n’oublie pas ses enfants les plus petits», encourage fortement les Etats les plus riches à «porter plus d’attention à nos frères, pour que, grâce à notre solidarité collective, ils puissent envisager la vie avec confiance et espérance».
Le 20 octobre 2008, devant quelque 300 participants au 110e Congrès national de la Société italienne de chirurgie réunis au Vatican, Benoît XVI avait déjà mis l’accent sur «la dignité de la personne malade».
«Si la guérison n’est plus possible, on peut encore faire beaucoup pour le malade : on peut en soulager la souffrance, on peut surtout l’accompagner dans son chemin, en améliorant le plus possible sa qualité de vie». «Le respect de la dignité humaine exige (…) un respect sans conditions de chaque être humain», avait-il ajouté. (apic/imedia/cp/js)
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