Manzini, 23 novembre 2008 (Apic) Mgr Louis Ncamiso Ndlovu, évêque du diocèse de Manzini, la seconde ville du Swaziland, a exigé le retrait immédiat de la nouvelle loi anti-terrorisme, tout en invitant à replacer au coeur de la vie politique et économique les individus laissés pour compte au fil des ans et affirmant que les récents attentats survenus dans le pays « ne sont autre qu’une la manifestation de l’échec des dirigeants du pays à s’impliquer dans un dialogue sérieux et honnête avec leurs compatriotes ». Approuvée la semaine dernière, cette nouvelle loi permet au gouvernement de poursuivre toute personne considérée « déstabilisante, dangereuse ou susceptible d’engendrer une atmosphère propice au terrorisme ». Quelques heures après son entrée en vigueur, Mario Masuku, leader du People’s United Democratic (Pudemo) – principal mouvement de l’opposition qui revendique l’instauration d’un système de démocratie multipartite au Swaziland -, a été arrêté pour terrorisme. Caractérisé depuis quelques années par l’augmentation de son inflation et du chômage jusqu’à 40%, le Swaziland est la dernière monarchie d’Afrique: les partis politiques y sont interdits par la Constitution et le parlement sert de réserve au roi Mswati III, à l’intérieur de laquelle il choisit selon son bon plaisir son chef du gouvernement et ses ministres. (apic/misna/pr)
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