Deux jours après la publication dans le «Corriere della Sera» d’une lettre adressée par Benoît XVI au sénateur italien Marcello Pera sur le dialogue interreligieux, le «International Herald Tribune», dans son édition du 25 novembre 2008, reprend les propo

Dans cette lettre, qui sert de préface au livre du sénateur Pera qui paraît ce 25 novembre, intitulé «Pourquoi nous devons nous appeler chrétiens», le pape estime ainsi que «le dialogue interreligieux au sens strict du terme n’est pas possible». En effet, dit-il, «on ne peut pas mettre sa propre foi entre parenthèses». En revanche, Benoît XVI encourage un dialogue interculturel «qui approfondisse les conséquences culturelles des choix religieux».

En début d’article, le «International Herald Tribune» a estimé que, dans cette lettre, «qui pourrait avoir de larges implications dans une période de conflits religieux», le pape «semblait jeter le doute sur des possibilités d’un dialogue interreligieux».

Interrogé par le quotidien anglophone, le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a déclaré que les commentaires du pape avaient pour but «de porter l’attention sur le livre de Pera» et non pas «de mettre en doute les nombreux dialogues interreligieux en cours». Le porte-parole du Vatican a ajouté que le pontificat de Benoît XVI était «connu pour son dialogue», rappelant que le pape s’était rendu dans une mosquée et dans une synagogue.

Dans sa lettre, le pape met en outre l’accent sur la nécessité de traiter «publiquement» des conséquences culturelles des décisions religieuses fondamentales. Au terme du Forum catholico-musulman qui s’était tenu à Rome, Benoît XVI avait appelé musulmans et catholiques à dépasser «tous les malentendus et les désaccords» en recevant en audience au Vatican, le 6 novembre 2008, les participants à cette rencontre inédite.

Le pape avait alors incité chrétiens et musulmans à manifester «un message d’harmonie et de compréhension mutuelle» de peur d’affaiblir «la crédibilité et l’efficacité non seulement de (leur) dialogue, mais aussi de (leurs) religions elles-mêmes».

Quelques jours plus tôt, le 30 octobre, devant une délégation du «Jewish International Committee for Interreligious Dialogue», Benoît XVI avait estimé que le dialogue entre les religions devait être considéré comme «un devoir sacré». (apic/imedia/cp/js)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/deux-jours-apres-la-publication-dans-le-corriere-della-sera-d-une-lettre-adressee-par-benoit-xvi-au-senateur-italien-marcello-pera-sur-le-dialogue-interreligieux-le-international-herald-tribune-dans-s/