L’occasion pour les religions de faire le point

Genève: La Journée mondiale du SIDA a 20 ans

Genève, 25 novembre 2008 (Apic) Les leaders religieux doivent «crier sur tous les toits que le SIDA n’est pas un châtiment divin, mais une condition médicale qui est évitable», a déclaré à la Campagne mondiale contre le SIDA l’archevêque Njongo Ndungane, ancien leader de l’Eglise anglicane d’Afrique du Sud.

L’archevêque Ndungane s’exprimait lors d’un entretien mené par la Campagne mondiale contre le SIDA, organisation fondée par l’ONUSIDA, alors qu’approche le 20e anniversaire de la Journée mondiale du SIDA, célébrée chaque année le 1er décembre. Selon la Campagne, la Journée mondiale du SIDA est un moment de «solidarité mondiale face à une pandémie qui a causé plus de 25 millions de morts. On estime que 33 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde».

Mgr Ndungane, qui est aujourd’hui à la tête de «l’African Monitor», une agence continentale de développement, a déclaré que le SIDA était «gérable et traitable, bien qu’il ne soit pas guérissable», et qu’il ne constituait pas un châtiment divin.

Il a ajouté : «Les responsables religieux doivent donc s’engager à oeuvrer pour parvenir à une génération sans SIDA, et offrir un accompagnement et un soutien dévoués pour les personnes infectées.»

Linda Hartke, qui dirige l’Alliance oecuménique «agir ensemble» (AOAE), une agence basée à Genève qui organise des campagnes en faveur de l’alimentation et de la justice commerciale, ainsi qu’en faveur des personnes séropositives, a déclaré que le 20e anniversaire de la Journée mondiale du SIDA était l’occasion «de faire le point sur les actions d’inspiration religieuses réalisées contre le VIH et le SIDA.» L’AOAE est soutenue principalement par des organisations chrétiennes mais elle est également constituée d’agences d’autres religions.

Linda Hartke a expliqué au correspondant de I’agence oecuménique Eni : «Nous pouvons nous inspirer des efforts engagés des gens de toutes les religions dans le monde, qui depuis si longtemps encouragent et soutiennent une réaction concertée au niveau mondial qui inversera la progression du VIH et finira par éradiquer le SIDA.»

Elle a ajouté : «Les responsables religieux vivant avec le VIH ou personnellement touchés par celui-ci, qui se sont exprimés contre la stigmatisation, la discrimination, les injustices et les vulnérabilités qui favorisent la progression du VIH, ont particulièrement renforcé et étendu l’efficacité des actions d’inspiration religieuse.»

Selon Linda Hartke, 2,1 millions d’enfants de moins de 15 ans vivraient avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), «Pourtant, les enfants sont encore largement oubliés des efforts mondiaux et nationaux de lutte contre le VIH et le SIDA. C’est notamment le cas en ce qui concerne l’accès des enfants aux tests de diagnostic du VIH et aux médicaments permettant de traiter le VIH, qu’on appelle antirétroviraux. A l’heure actuelle, seulement 15 % des enfants ayant besoin de médicaments contre le VIH y ont accès.» (apic/eni/js)

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