La «Charte de Santiago» a été signée en novembre 1978
Santiago de Chile, 26 novembre 2008 (Apic) Lors d’un service oecuménique, les Eglises chrétiennes du Chili ont commémoré le 30e anniversaire de la lutte contre les violations des droits humains durant les dictatures militaires en Amérique du Sud.
Des représentants d’organisations pour le respect des droits humains et de différentes confessions ont rappelé le 25 novembre à la Cathédrale de Santiago les actes de violence et de torture commis dans les années 1970 et 80 et ont appelé à la réconciliation. Le pardon est toujours possible, ont-ils affirmé.
C’est le 25 novembre 1978 que le cardinal Raul Silva Henriquez a convoqué un symposium international en vue de dénoncer la violence et la disparition d’opposants au régime. Devant des représentants d’autres Eglises d’Amérique du Sud, des Nations Unies et d’Amnesty International, les participants ont alors signé la «Charte de Santiago». Ils y ont dénoncé la violation systématique des droits humains fondamentaux dans de nombreux pays.
Silence de la presse sur le symposium de Santiago
La junte militaire sous Augusto Pinochet avait interdit à la presse de rapporter sur le symposium de Santiago. Et les participants se sont trouvés en grand danger d’arrestation.
De 1973 à 1990, environ 3’000 habitants chiliens ont été tués par les forces militaires ou de police. Environ 1’000 corps ont disparu à ce jour. Le processus d’établissement de la vérité n’avance que très lentement, en raison de la loi d’amnistie qui empêche bon nombre de procès. Plusieurs anciens dirigeants des services secrets et de l’armée ont tout de même pu être condamnés à de lourdes peines de prison. (apic/kna/gs/bb)
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