Sa condamnation est une «lacune d’hommes d’Eglise»
Rome, 27 novembre 2008 (Apic) Galilée (1564-1642) était un homme de science «qui a cultivé sa foi et ses profondes convictions religieuses». C’est ce qu’affirme le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, au cours d’une conférence sur le scientifique italien organisée à Rome par le Conseil pontifical de la culture. Le numéro deux du Vatican a également évoqué les «lacunes d’hommes d’Eglise» de l’époque où le célèbre savant avait été condamné par l’Inquisition pour ses théories héliocentriques. Galilée avait démontré que la terre tourne autour du soleil, ce qui contredisait la doctrine de l’Eglise à l’époque.
Le cardinal Bertone a ainsi tenu à souligner que Galilée, «homme de science, avait aussi cultivé avec amour sa foi et ses profondes convictions religieuses». «Il voyait la nature comme un livre dont Dieu est l’auteur», a en outre rappelé le haut prélat, reprenant mot pour mot les paroles prononcées par Benoît XVI devant les membres de l’Académie pontificale des sciences le 31 octobre dernier.
Le secrétaire d’Etat du Saint-Siège a en outre salué «les interventions qui ont permis de clarifier» l’affaire Galilée au cours de ces dernières années. «Avec beaucoup de sincérité», a reconnu le haut prélat, ces interventions ont fait la lumière sur les «lacunes d’hommes d’Eglise liés à la mentalité de l’époque». Mais, a-t-il souligné, elles ont permis en même temps «de mettre en relief la personnalité de ce scientifique qui, à l’aide de la lunette astronomique, a découvert que la Terre n’était pas le centre de tous les mouvements célestes».
En marge de la conférence, qui avait pour thème «La science 400 ans après Galilée», le cardinal Bertone a une fois de plus souligné que le scientifique italien «avait conservé sa liberté de chercheur, le regard toujours tourné vers l’auteur de la nature qui a créé l’intelligence de l’homme, c’est-à-dire Dieu».
Dans un autre registre, Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, s’était quant à lui exprimé la veille sur Galilée affirmant qu’il «n’avait jamais été condamné» par le tribunal ecclésiastique qui a enquêté sur ses affirmations scientifiques, comme en témoignent les actes du procès, où la sentence de condamnation «n’a jamais été signée» par le pape. Le haut prélat avait en outre annoncé la probable publication des actes «dans leur totalité, accompagnés d’une analyse contextuelle soignée». (apic/imedia/cp/js)
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