Les pays riches s’opposent aux réformes
Rome, 2 décembre 2008 (Apic) En première page de son édition du 2 décembre 2008, L’Osservatore Romano a regretté les «positions divergentes» apparues au cours du sommet de Doha (Qatar) sur le financement du développement (29 novembre – 2 décembre).
Présent à cette conférence, Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, a pour sa part demandé aux pays du G-8 et du G-20 de prêter l’oreille aux pays en voie de développement.
«Des positions divergentes semblent émerger de cette rencontre à laquelle la majeure partie des leaders occidentaux et les responsables des institutions financières internationales n’ont pas participé», a ainsi regretté L’Osservatore Romano. Ces positions opposées sont celles, précise le quotidien, «d’une part des pays en voie de développement qui demandent une réforme et des pays riches qui s’y opposent d’autre part».
Intervenant le 1er décembre à la Conférence de Doha, le représentant du Saint-Siège, Mgr Migliore, a demandé à la communauté internationale un «plus grand respect pour la voix des pays et des personnes qui ont le plus besoin d’assistance financière». «Les pays du G-8 et du G-20, a-t-il insisté, doivent faire en sorte que la voix de ceux qui ont besoin d’assistance au développement soit entendue et respectée».
Devant l’incertitude et l’anxiété provoquées par la crise en cours, l’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU a énuméré les principes qui avaient permis à la communauté internationale de dépasser tellement de crises comme la solidarité, le partage équitable et juste des ressources et des opportunités, l’utilisation prudente de l’environnement ou encore le courage politique.
Mgr Celestino Migliore, en outre, a noté que la crise financière actuelle avait démontré qu’avec la volonté politique il était possible de trouver en quelques mois des fonds considérables en faveur des marchés financiers. «Le bien-être de nos peuples et la santé de nos sociétés, voire même l’avenir de notre planète, dépendront de ce que nous allons faire dans les prochaines semaines», avait déclaré le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à l’ouverture de la Conférence de Doha, le 29 novembre.
«Afin de promouvoir une meilleure coordination», il avait souhaité que les leaders rassemblés à Doha puissent construire un pont entre les pays du G-20 et le reste du monde. (apic/imedia/be)
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