Nouvelle Zélande: Les évêques prônent la reconnaissance des droits des Maoris
Auckland, 11 décembre 2008 (Apic) Un appel pour que la Nouvelle Zélande signe la Déclaration des Droits des peuples autochtones a été lancé par la Conférence épiscopale néo-zélandaise à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.
La Nouvelle Zélande est un des quatre pays qui, de même que les États-Unis, le Canada et l’Australie, ont voté contre le document, adopté en septembre 2007 par 143 pays membres de l’Onu.
Pourtant, seul Canberra a récemment fait preuve de sa volonté de revenir sur sa décision et de signer la Déclaration. Les évêques ont en outre affirmé qu’il faut « reconnaître et respecter les droits humains de 370 millions de membres de la famille humaine représentés par les peuples indigènes, premiers habitants des nations ».
« Dans le monde entier – poursuit le communiqué diffusé par la Conférence épiscopale -, ce groupe a été soumis à des siècles de spoliations et de violences qui se reflètent toujours dans les conditions de désavantage où il vit dans de nombreuses sociétés ». Se référant à la communauté indigène maorie, les évêques affirment ensuite : « Notre nation Aotearoa-Nouvelle-Zélande partage cette histoire et nous devons nous associer à un engagement en faveur de la réconciliation et de la restitution ».
L’organisation Caritas de la Nouvelle-Zélande s’est jointe à l’appel des évêques, en envoyant une lettre aux ministres des Affaires étrangères et des Affaires maories pour solliciter le soutien du gouvernement à la Déclaration. (apic/misna/pr)
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