Rome: L’ONU en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité
Rome, 19 décembre 2008 (Apic) Le Saint-Siège a immédiatement fait état de ses craintes concernant les objectifs cachés à ses yeux de la déclaration en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité, soutenue le 18 décembre aux Nations unies par 66 pays. Dans le même temps, le Saint-Siège a réaffirmé sa condamnation de « toute forme de violence » à l’égard des homosexuels.
Dans l’après-midi du 18 décembre, au siège des Nations unies à New York, 66 Etats membres ont soutenu la déclaration initiée par la France en vue de la dépénalisation de l’homosexualité à travers le monde. Lue devant l’Assemblée générale, cette déclaration politique, qui n’engage que ses signataires, n’a pas un caractère contraignant mais place la question à l’ordre du jour de l’Assemblée de l’ONU.
Pour le Saint-Siège, la déclaration répond bien à l’objectif légitime de bannir la répression de l’homosexualité mais entraînerait aussi la naissance de nouveaux droits fondamentaux. En condamnant les « discriminations » et « préjugés » concernant les homosexuels, il craint ainsi de favoriser le mariage gay ou encore l’adoption par des couples du même sexe.
« Le Saint-Siège, a ainsi indiqué une note envoyée à la presse, apprécie les efforts de la ’Déclaration sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre’ – présentée à l’Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre – pour condamner toute forme de violence à l’égard des personnes homosexuelles, ainsi que pour encourager les Etats à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à toutes les peines criminelles à leur égard ». Pour autant, indique encore la note, « le Saint-Siège observe que la formulation de cette déclaration va bien au-delà de l’objectif indiqué et qu’elle partage ». Le communiqué précise ainsi que « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre » évoquées dans la déclaration ne sont pas définies dans la législation internationale. Aux yeux du Saint-Siège, si ces catégories étaient « prises en compte dans la proclamation et la mise en pratique de droits fondamentaux, elles entraîneraient une sérieuse incertitude juridique ». En outre, « elles saperaient la capacité des Etats à mettre en oeuvre des conventions ou des standards nouveaux ou déjà existants ». (apic/imedia/ami/bb)
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