Soleure, 21 décembre 2008 (Apic) « Je voulais déjà devenir prêtre en première classe primaire – avant je voulais devenir Saint Nicolas, c’était le premier métier que j’ai désiré. … Cela tient à notre curé, qui était un prêtre remarquable. J’ai même fait quelques sottises pour lui. J’étais arrivé à la conviction que plus les péchés étaient grands, plus cela lui faisait plaisir. C’est pourquoi je lui confessais tout ce qui était possible, y compris l’infidélité conjugale ». C’est ce qu’a déclaré Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle et président de la Conférence des évêques suisses, interrogé le 21 décembre dans la « SonntagsZeitung » de Zürich sur les questions qui agitent l’Eglise en Suisse. « L’Eglise catholique apprend effectivement plus lentement que les autres, mais elle évite ainsi des fautes. D’autres Eglises s’ouvrent à l’air du temps et en deviennent dépendantes », a confié Mgr Koch, interrogé sur les prises de positions et réhabilitations très tardives prononcées par Rome. L’évêque de Bâle a aussi souligné que le célibat des prêtres n’était pas une question dogmatique, mais de discipline. « Je peux aussi m’imaginer des prêtres mariés », a-t-il confié, tout en soutenant la valeur du célibat. « Lorsque quelqu’un renonce au mariage et à la famille, on peut en déduire qu’il est prêtre par vocation, et non par recherche d’un job ». (apic/sz/ak/bb)
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