Canada: Se libérer de «la culture consumériste»

Les conseils d’une auteure canadienne, à quelques jours de Noël

Toronto, 22 décembre 2008 (Apic) A une période de l’année où les gens sont prêts à beaucoup pour obtenir le dernier jouet à la mode pour leurs enfants, les parents ont besoin d’aide pour se libérer de la culture de la consommation, affirme l’auteure d’un livre paru récemment au Canada.

Dans «Overturning the Tables: Consumerism, Children, and the Church» (Renverser les tables: le consumérisme, les enfants et l’Eglise), Julie Kinkaid affirme que la plupart des parents sous-estiment l’influence qu’exerce le marketing sur leurs enfants. «Ils se disent : ’J’ai grandi avec la publicité et je me porte bien’.»

L’auteure affirme cependant que la publicité destinée aux enfants s’est intensifiée avec l’arrivée d’Internet et des nouvelles techniques de vente, telles que le «marketing viral».

Les chiffres sont éloquents: la jeunesse des Etats-Unis a une influence sur au moins 500 milliards de dollars de dépenses annuelles pour les articles familiaux, tels que les ordinateurs, les voitures et les vacances.

Solliciteuse de fonds pour l’Eglise unie du Canada, Julie Kinkaid affirme que les individus doivent tout d’abord étudier leur propre comportement avant de chercher à influencer leurs enfants.

«Commencez par vous-même et demandez-vous : ’Quel mon rapport à la culture de la consommation ? Pourquoi fais-je mes achats de cette manière ?’», suggère-t-elle. Julie Kinkaid parle des «accros du shopping», ces acheteurs compulsifs qui consomment pour tromper l’ennui ou se divertir. Elle aborde également la question des parents qui satisfont à tous les caprices de leurs enfants en leur achetant des jouets et des vêtements parce qu’ils se sentent coupables de passer trop de temps à travailler.

Le livre tire son titre du récit biblique dans lequel Jésus chasse les marchands et les changeurs du temple de Jérusalem et renverse leurs tables. Dans son livre, Julie Kinkaid affirme que les églises, les synagogues et les temples sont bien placés pour mettre en relation la culture consumériste et la foi, et pour enseigner les conséquences de la consommation pour notre planète.

Dans ce contexte, écrit l’auteure, citée par l’Agence ENI, «nous pouvons presque voir comment le marché a pris le dessus sur nos relations avec autrui, avec le monde et avec Dieu». (apic/eni/pr)

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