Kenya: Les bidonvilles de Nairobi: une très bonne affaire pour certains
Nairobi, 24 décembre 2008 (Apic) Être propriétaire d’une habitation à louer dans les bidonvilles fait partie des activités les plus fructueuses de Nairobi au Kenya, selon une récente étude du Programme des Nations Unies sur les établissements humains (Un-Habitat), sis dans la capitale kenyane.
Le rapport observe qu’aucune propriété privée n’existe dans les bidonvilles car les terrains appartiennent tous à l’État. Pour construire des baraques, il faut cependant obtenir du gouvernement un permis d’occupation provisoire du sol, théoriquement révocable à tout moment.
«80% des habitations appartiennent à une infime minorité et la plupart des propriétaires ne vivent pas dans les bidonvilles», souligne Marie Huchzermeyer, professeur d’urbanisme à l’université sud-africaine de Witwatersrand et co-auteur du rapport, avant d’ajouter que «pour construire une habitation, il faut près de 13’000 shillings (soit 120 euros) et pour y habiter, il faut payer jusqu’à 1’300 shillings (12 euros) par mois : 10 mois suffisent pour rembourser l’investissement initial et les nouveaux profits ne sont presque jamais utilisés pour améliorer les conditions des baraques».
À Nairobi, soutient le rapport, 199 bidonvilles abritent au total 2,5 millions de personnes. Le plus grand d’entre eux, Kibera, qui compte 700’000 habitants, est le plus peuplé de toute l’Afrique subsaharienne. (apic/misna/pr)
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