Pologne: Le nonce Jozef Kowalczyk était enregistré dans les services secrets
Varsovie, 9 janvier 2009 (Apic) Le nonce apostolique en Pologne, l’archevêque Jozef Kowalczyk, âgé de 70 ans, était enregistré dans les services secrets (SB) de l’ancien régime communiste comme «contact d’information». C’est ce qu’ont révélé les recherches effectuées par la commission historique de l’Eglise catholique en Pologne.
Mais, selon le rapport d’experts publié le 6 janvier par la Conférence épiscopale polonaise, rien n’indique qu’il y ait eu une véritable collaboration entre l’archevêque Kowalczyk et la SB.
Le nonce, en place depuis 1989, a été enregistré depuis 1982 comme «contact d’information» sous le pseudonyme «Cappino». Il dirigeait alors la division polonaise du Secrétariat d’Etat au Vatican. En janvier 1990, la SB a démoli tous les documents relatifs à Kowalczyk, estimant qu’ils étaient «inutilisables», explique la commission historique, en se basant sur les quelques rapports restants, soit dix pages.
Le nonce, qui avait lui-même demandé cette recherche, se dit totalement soulagé par ces résultats. «Je n’ai pas trahi la confiance du Saint-Père», a-t-il affirmé à l’agence de presse catholique polonaise KAI. Les reproches avancés jusqu’à maintenant, selon lesquels il aurait collaboré, sont maintenant réfutés. L’archevêque Kowalczyk explique qu’il avait uniquement transmis des écrits du pape Jean Paul II.
Les services secrets, selon les experts, avaient déjà tenté de l’engager comme informateur en 1963, soit une année après son ordination. L’Institut de la mémoire nationale (IPN), chargé de la gestion des documents de la SB, n’a pas pris position sur cette affaire.
Plus de dix évêques polonais en contact avec la SB
Le nonce avait été sous le feu de la critique après le retrait subit de l’archevêque nommé de Varsovie Stanislaw Wielgus, début 2007, rattrapé par son passé de collaborateur. Il a été reproché à l’archevêque Kowalczyk de ne pas avoir effectué des recherches suffisantes avant cette nomination. La commission historique de l’Eglise catholique avait établi en 2007 que plus de dix évêques polonais avaient été en contact avec les services secrets, mais elle n’avait pas diffusé de noms. Le primat désigné de l’Eglise catholique en Pologne, l’archevêque de Gniezno Henryk Muszynski, avait admis en octobre 2008 qu’il avait été inscrit comme collaborateur des services secrets communistes, mais affirme n’avoir jamais accepté aucune collaboration. (apic/kna/ak/bb)
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