Buenos Aires, 21 janvier 2009 (Apic) Les petites pièces de monnaie se font rares en Argentine. Si rare, même, que les Argentins qui se rendent en commission se voient offrir des caramels, des bonbons ou autres chocolats en guise de monnaie pour combler la différence des achats payés en billets. Si rares, disions-nous, que le 80% des citoyens de ce pays, selon «El Pais», acceptent ce genre de douceurs en lieu et place de l’argent. Cette réponse du commerçant: «Je te donne la monnaie en caramels», les Argentins y sont désormais habitués. A ce point que les guichets des transports publics affichent ostensiblement cet avis: «Il n’y a pas de monnaie». L’an dernier déjà, face à cette carence, les péages d’une autoroute qui mène à Cordoba donnaient en guise de monnaie des tickets d’accès à cette route. Mais face à la colère des automobilistes, les responsables de ces péages ont dû faire marche arrière. La «Défensoria del pueblo», une sorte de Monsieur Prix revu et corrigé, a accusé la Banque centrale d’Argentine d’être à l’origine de cet état de chose. Elle la rend responsable de cette rareté de monnaie sonante et trébuchante. Un seul corps de métier garde le silence: les dentistes. Qui se frottent les mains. Comme les fabricants de douceurs d’ailleurs. (apic/pierre rottet)
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