Ce cas n’a rien à voir avec «une soit-disant euthanasie»
Moscou,13 février 2009 (Apic) L’Eglise orthodoxe russe s’est démarquée mercredi du Vatican dans le cas d’Eluana, une Italienne dans un état végétatif depuis 17 ans et décédée après l’arrêt de l’alimentation artificielle, jugeant que «dans certains cas» il ne fallait pas soutenir le corps. Ce cas n’a rien à voir avec une soit-disant euthanasie, dit l’Eglise orthodoxe, en réponse au cardinal Lozano Barragan, qui a qualifié cet acte d’»abominable assassinat».
«Il y a des cas où il n’est pas clair si l’âme est présente dans le corps, lorsque pendant plusieurs années le corps ne donne pas de signes d’une vie consciente (…) Dans ces cas-là il ne faut peut-être pas soutenir le corps artificiellement», a déclaré Vsevolod Tchapline, l’un des porte-parole de l’Eglise orthodoxe russe à l’agence Interfax, citée par l’Agence France presse.
«La conception du monde chrétien a toujours appris aux gens à ne pas précipiter la mort, mais aussi à ne pas maintenir (…) en vie une personne qui passe dans l’autre monde», a-t-il poursuivi.
Pas une euthanasie
«Cela n’a rien à voir avec une soit-disant euthanasie», a poursuivi Vsevolod Tchapline rappelant que l’Eglise orthodoxe condamne cet acte «comme un péché qui unit le meurtre et le suicide».
Eluana Englaro, la jeune Italienne plongée dans un état végétatif depuis 17 ans, est décédée lundi soir alors que le Sénat examinait en urgence un projet de loi présenté par le gouvernement pour s’opposer à l’arrêt de l’alimentation artificielle autorisé par la justice.
Le pape Benoît XVI a apporté son soutien à l’Eglise italienne, qui s’est opposée à plusieurs reprises à l’arrêt de l’alimentation d’Eluana, le qualifiant d’»euthanasie inacceptable». Le cardinal Javier Lozano Barragan, ministre de la Santé du Vatican allant jusqu’à qualifier cet acte d’»abominable assassinat». (apic/ag/pr)
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