Suisse: Le PDC s’oppose à l’introduction du diagnostic préimplantatoire
Berne, 18 février 2009 (Apic) Le parti démocrate-chrétien suisse (PDC) s’oppose à l’introduction du diagnostic préimplantatoire (DPI). Le Conseil fédéral a ouvert mercredi 18 février la procédure de consultation sur la procréation médicalement assistée. Interdit jusqu’ici, le diagnostic préimplantatoire devrait dorénavant être autorisé en Suisse à des conditions strictes. Le PDC va encore mener une discussion approfondie sur cette question dans le cadre de la consultation.
Le développement d’un embryon hors du corps de la femme est autorisé en Suisse mais le diagnostic préimplantatoire (DPI) est interdit. Celui-ci permet d’examiner l’embryon pour y dépister des anomalies génétiques avant son implantation dans l’utérus de la femme. Le PDC suisse s’est déjà prononcé par le passé contre le DPI et il s’oppose par conséquent à une modification de la loi sur la procréation médicalement assistée. Il prendra position de manière détaillée dans le cadre de la procédure de consultation.
Le parti démocrate-chrétien reconnaît «les chances et les prouesses de la science moderne mais, dans ce cas, les dangers d’abus ou d’atteinte à la protection de la dignité humaine sont évidents». Le projet ouvre une discussion éthique, morale et sociétale à laquelle le PDC a décidé de participer pleinement.
«Même si les règles auxquelles serait soumise l’autorisation du diagnostic préimplantatoire devaient être très strictes, la définition de la notion de maladie nous place devant de grands défis», écrit le PDC. La vie humaine sera ainsi soumise à un contrôle de qualité. Et le parti démocrate-chrétien de se demander comment se présentera ce contrôle et s’il y aura une hiérarchie des maladies. «Comment et qui décide quelle existence est digne ou pas digne d’être vécue. Et surtout, comment empêcher les abus ?», demande encore le PDC.
L’idée de faire des «bébés modèles» est inacceptable
Cela signifie que le critère de la maladie n’est pas le seul à décider de la vie ou non d’un être humain mais qu’il peut aussi en avoir d’autres. L’idée de créer des êtres humains selon son souhait, en d’autres termes de faire des «bébés modèles» est inacceptable pour le PDC.
La Conseillère nationale Ida Glanzmann, vice-présidente du PDC suisse, esquisse la position du parti: «Pour nous, la possibilité de créer des enfants sur mesure est éthiquement inacceptable. Le diagnostic préimplantatoire permet de sélectionner la vie. Nous sommes contre la vie sur commande». Le PDC a décidé de se prononcer plus en détail dans le cadre de la procédure de consultation. (apic/com/be)
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