Laïcs engagés « profondément attristés »
Fribourg, 26 février 2009 (Apic) Peu avant Noël, lors des célébrations pénitentielles avec absolutions collectives célébrées dans les paroisses de St-Pierre à Fribourg et à Villars-sur-Glâne, plus de 200 personnes avaient signé une « pétition » destinée à l’évêque diocésain, Mgr Bernard Genoud. Depuis quelques jours, une nouvelle récolte des signatures a commencé dans ces paroisses pour le maintien des célébrations pénitentielles avec absolutions collectives.
La « requête » adressée à Mgr Genoud demande « le maintien des différentes formes de célébrations pénitentielles communautaires ». D’autres paroisses se sont montrées intéressées par cette démarche. La date limite de la récolte des signatures a été fixée au 14 avril prochain.
Dans le texte des pétitionnaires, un groupe de laïcs de l’Unité pastorale Saints-Pierre-et-Paul, on peut lire que le décret de la Conférence des évêques suisses concernant le Code de droit canonique (canon 961 CIC) abolissant la pratique de l’absolution collective lors des cérémonies pénitentielles « a profondément attristé les laïcs engagés que nous sommes ». « Cette interdiction nous interpelle en Eglise et nous oblige à exprimer notre déception », poursuivent les initiants.
La requête ne remet pas en question la confession individuelle
Se basant sur leurs expériences en paroisse, les pétitionnaires estiment qu’abolir les cérémonies avec absolution collective revient à « priver beaucoup de fidèles d’une démarche profonde et vivifiante ». Pour les laïcs engagés dans l’Unité pastorale Saints-Pierre-et-Paul, « vivre une telle démarche n’est de loin pas une solution de facilité ». Ils relèvent encore qu’au vu d’expériences passées, un grand nombre de fidèles ne veulent plus vivre la confession individuelle classique.
Ils reconnaissent toutefois que la confession individuelle reste obligatoire pour les manquements graves. « Cette rencontre personnelle avec un prêtre permet de réfléchir plus longuement et encore plus en profondeur au concret de sa vie à la lumière de l’Evangile. Elle a toute sa valeur et nous la remettons nullement en question par notre requête ».
Les initiants rappellent que la manière de se confesser a beaucoup évolué au cours des siècles et qu’à chaque époque l’Eglise a cherché la meilleure des expressions quant à la forme, au rite, mais sans changer le contenu théologique du sacrement. Le Concile Vatican II a introduit officiellement la possibilité de recevoir le pardon de Dieu, l’absolution, de manière communautaire. Ce rituel a été approuvé par le pape Paul VI, insistent-ils. Ils espèrent « avoir encore à l’avenir la grâce de vivre différentes formes de célébrations pénitentielles communautaires ». (apic/com/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse