8 mars 2009, Journée internationale pour les droits de la femme

Rome: La dignité de la femme doit être toujours plus respectée, déclare Benoît XVI

Rome, 8 mars 2009 (Apic) Benoît XVI a souhaité que la dignité de la femme soit toujours plus respectée, au cours de la prière de la prière de l’angélus du Rome: La dignité de la femme doit être toujours plus respectée, déclare Benoît XVI. Depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, le chef de l’Eglise catholique a également demandé que les femmes soient « toujours plus (…) valorisées dans leurs capacités positives ».

La journée internationale promue par les Nations Unies, a ainsi indiqué le pape, « invite à réfléchir sur la condition de la femme et à renouveler l’engagement pour que chaque femme puisse, toujours et partout, vivre et manifester pleinement ses propres capacités en obtenant le plein respect de sa dignité ». « Je vous assure aujourd’hui de ma prière pour les femmes, a encore affirmé Benoît XVI, afin qu’elles soient toujours plus respectées dans leur dignité et valorisées dans leurs capacités positives ».

« Combien de femmes travaillent chaque jour, discrètement, pour le bien de l’humanité et pour le Règne de Dieu », a aussi reconnu Benoît XVI après avoir évoqué la figure de Mère Teresa de Calcutta (1910-1997) ainsi que le Magistère de l’Eglise sur la condition des femmes.

L’Osservatore Romano et le refus du sacerdoce féminin

A l’occasion de cette Journée internationale des droits de la femme, « L’Osservatore Romano » daté 8 mars a consacré son éditorial à « l’Eglise et la révolution féminine ». Dans le quotidien du Vatican, l’éditorialiste Lucetta Scaraffia juge que le rôle de l’Eglise dans l’émancipation des femmes était souvent « sous-évalué et même déformé ». Pour ceux qui ont un regard superficiel, a soutenu l’auteure de l’article, « le fait que l’Eglise catholique – avec l’Eglise orthodoxe – refuse aux femmes l’accès au sacerdoce semble constituer une raison de la considérer comme un obstacle au mouvement d’émancipation ».

Au contraire, a poursuivi Lucetta Scaraffia, l’Eglise, gardienne fidèle de la tradition chrétienne, a joué un rôle fondamental pour ouvrir la voie à l’égalité des femmes. Dans son éditorial, elle cite la philosophe française Sylviane Agacinski, épouse de l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. Intitulé « Egalité dans la différence », l’éditorial est placé en Une de « L’Osservatore Romano » à côté d’une grande photo montrant Benoît XVI exclusivement entouré de cardinaux, d’évêques et de prélats de la curie.

C’est « la machine à laver », pas la « pilule », qui a libéré les femmes

Dans les pages intérieures du quotidien du Vatican, un autre article est consacré à « l’émancipation des femmes en Occident » au 20e siècle. Il soutient que ce n’est ni « la pilule », ni « la libéralisation de l’avortement », ni « le travail hors du foyer » qui ont entraîné cette émancipation, mais bien « la machine à laver ».

Remontant aux origines de la machine à laver – dont il rappelle l’invention en 1767 par le théologien allemand Jacob Christian Schaffern – « L’Osservatore Romano » en fait un long éloge et évoque « la sublime mystique de pouvoir changer ’les draps deux fois par semaine au lieu d’une’ ». Une phrase qu’il attribue à la célèbre féministe américaine Betty Friedan. (apic/imedia/ami/be)

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