Une mise en danger du processus politique en cours

Rome: Benoît XVI condamne les ’actes terroristes exécrables’ en Irlande du Nord

Rome, 11 mars 2009 (Apic) Alors que l’Irlande du Nord a été le théâtre d’attentats faisant craindre un retour aux violences, Benoît XVI a «condamné très fermement ces actes de terrorisme exécrables qui (…) mettent gravement en danger le processus politique en cours» dans la région, le 11 mars. Le pape s’exprimait au terme de l’audience générale, où il avait évoqué peu avant la figure de saint Boniface, soulignant son zèle dans l’annonce de l’Evangile aux peuples Barbares.

«J’ai appris avec une douleur profonde la nouvelle de l’assassinat de deux jeunes soldats britanniques et d’un agent de police en Irlande du Nord», a ainsi annoncé le pape au terme de l’audience générale, devant quelque 20’000 pèlerins réunis place Saint-Pierre.

Benoît XVI a alors «condamné très fermement ces actes de terrorisme exécrables qui, en plus de profaner la vie de l’homme, mettent gravement en danger le processus politique en cours en Irlande du Nord et risquent d’éteindre les nombreuses espérances qu’il avait suscitées dans cette région et dans le monde entier».

Le pape a alors prié pour que «personne ne cède à nouveau à la tentation horrible de la violence, mais que chacun multiplie les efforts pour continuer à construire, par la patience du dialogue, une société pacifique, juste et réconciliée».

Vers un nouvel embrasement?

L’Irlande du Nord redoute un nouvel embrasement suite au meurtre par balle d’un policier le 9 mars 2009, alors qu’il était en patrouille au nord-ouest de Belfast, la capitale. Deux jours auparavant, deux soldats britanniques avaient été tués par un groupuscule républicain opposé au processus de paix, l’IRA-véritable. Aucun soldat britannique n’avait été tué en Irlande du Nord depuis 1997.

La signature des accords du Vendredi saint, le 10 avril 1998, avait marqué la fin des violences qui avaient agité la province pendant 30 années de conflit.

Plus tôt, dans le cadre de son cycle de catéchèses sur les grands auteurs de l’Eglise d’Orient et d’Occident au Moyen Age, le pape a évoqué la figure de saint Boniface, moine bénédictin né en Angleterre vers 675 sous le nom de Winfrid et ayant prêché l’Evangile aux peuples de Germanie et de Gaule. Benoît XVI, qui s’est dit «impressionné par le zèle» de saint Boniface dans l’annonce de l’Evangile aux Barbares, a alors exhorté les fidèles à chercher à «renouveler leur foi, aujourd’hui parfois tiède et bureaucratique». Le pape a rappelé «la centralité de la parole de Dieu», que saint Boniface transmettait au péril de sa vie.

Par ailleurs, Benoît XVI a souligné «la communion fidèle de saint Boniface avec le Siège apostolique de Rome, comme règle de sa mission, (…) conduisant à un esprit de cohésion en Angleterre, en Gaule et en Germanie».

S’adressant aux pèlerins de langue française, le pape a ensuite particulièrement salué la quarantaine de saint-cyriens venus de France, ainsi qu’un groupe de fidèles venus du Cameroun, pays où Benoît XVI se rendra du 17 au 20 mars. (apic/imedia/cp/bb)

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