Malgré la baisse du pourcentage des catholiques

Etats-Unis: L’Eglise catholique reste la plus importante dénomination

Washington, 13 mars 2009 (Apic) L’Eglise catholique reste la plus importante dénomination confessionnelle aux Etats-Unis, malgré la baisse du pourcentage des catholiques dans la population américaine, selon la dernière étude ARIS (*). Malgré la croissance de la population, notamment due à l’immigration, qui a augmenté la population américaine de près de 50 millions d’adultes en une vingtaine d’années, presque toutes les dénominations religieuses ont perdu du terrain depuis la première enquête ARIS en 1990.

Selon la troisième étude menée par le Trinity College à Hartford, dans l’Etat américain du Connecticut, la population catholique américaine s’est déplacée du Nord-Est vers le Sud-Ouest des Etats-Unis, et le pourcentage des catholiques d’origine latino-américaine est en progression. Par contre, le nombre des habitants du pays qui disent n’avoir aucune religion est en forte progression.

Le pourcentage des gens qui se considèrent d’une manière ou d’une autre comme chrétiens a baissé de plus de 11% en une seule génération. Ceux qui n’appartiennent à aucune religion sont désormais 15%, contre 8% en 1990, dépassant ainsi toutes les autres grandes confessions religieuses à l’exception des catholiques et des baptistes. Ces derniers sont aujourd’hui 15,8% contre 19,3% en 1990. Les confessions protestantes traditionnelles, qui dans le passé dominaient le champ social, connaissent un fort déclin. Le pourcentage des méthodistes, par exemple, est passé de 8% à 5%. Les juifs connaissent également un recul, de 1,8% en 1990 à 1,2% aujourd’hui. Par contre, le pourcentage des musulmans, qui a doublé, passant de 0,3% à 0,6%, devrait être pris avec précaution, notent les analystes, les gens, craignant des réactions négatives, préférant ne pas se profiler.

Les non religieux, dans une nation qui a longtemps passé pour une forteresse chrétienne, ne quittent pas leur religion pour en adopter une autre, car ils rejettent toute forme de «religion organisée», selon cette étude.

Près de 2,8 millions de personnes se signalent comme membres de dizaines de nouveaux mouvements religieux, qui s’appellent eux-mêmes «Wiccans», païens ou «spiritualistes».

Abandon des bases géographiques traditionnelles

Les fidèles ont abandonné leurs bases géographiques traditionnelles: la «ceinture biblique», qui regroupe les Etats du Sud et du Middle West, est de moins en moins baptiste tandis que la «ceinture de rouille» (The Rust Belt) – qui désigne la région manufacturière au Nord-Est des Etats-Unis, qui s’étend de Chicago jusqu’à la Côte atlantique et longe les Grands Lacs ainsi que la frontière canadienne, est de moins en moins catholique. Tandis que les évêques du Midwest au Massachusetts ferment ou regroupent de nombreuses paroisses historiques, ceux du Sud doivent faire face à un nouvel afflux de fidèles.

Et partout de plus en plus de gens explorent les frontières spirituelles ou sortent complètement de la carte géographique de la foi. Ces personnes qui disent n’appartenir à aucune confession sont désormais 15% de la population américaine, qui passe habituellement pour très religieuse.

La majeure partie de la croissance de la population chrétienne vient de personnes qui s’identifient eux-mêmes seulement comme chrétiens ou évangéliques «born again» (»chrétiens nés une seconde fois»). La plus grande surprise que révèle cette enquête est la progression du nombre d’Américains qui ne s’identifient avec aucune religion. «Nous devons nous attendre à ce que cette tendance s’accentue, et l’érosion la plus remarquable se trouve chez les jeunes», confie à l’agence de presse catholique américaine CNS Stephen Schneck, directeur du «Life Cycle Institute» à l’Université catholique d’Amérique à Washington. JB/cns

(*) ARIS, American Religious Identification Survey 2008, basée sur 54’000 interviews menées en 2008, avec une marge d’erreur de +/- 0,5 %. (apic/cns/com/be)

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