Aucun évêque n’est seul

Rome: Benoît XVI relève le bienfait de la collégialité et de la communion hiérarchique

Rome, 15 mars 2009 (Apic) Grâce à « la collégialité affective et effective » et « la communion hiérarchique » qui unit les évêques, « aucun d’entre eux n’est seul », a affirmé Benoît XVI au Vatican le 14 mars. Recevant en audience une partie des évêques argentins venus en visite Ad Limina, le pape les a en outre exhortés à « promouvoir intensément et de manière visible » leur unité.

« Grâce à la collégialité affective et effective » qui unit les évêques, « aucun d’entre eux n’est seul, car il est toujours étroitement uni au Christ, Bon Pasteur », a ainsi déclaré Benoît XVI. Le pape est encore très marqué par la récente crise qui a suivi la levée de l’excommunication des 4 évêques lefebvristes le 24 janvier.

Devant quelque 32 évêques argentins réunis dans la Salle du Consistoire, Benoît XVI a en outre souligné que l’évêque, « en vertu de son ordination épiscopale et de la communion hiérarchique », était aussi uni « à ses frères dans l’épiscopat et à celui que le Seigneur a élu comme successeur de Pierre ».

L’évêque au service de l’unité et de la communion

« Le ministère épiscopal est au service de l’unité et de la communion de tout le Corps mystique du Christ », a poursuivi l’évêque de Rome dans son discours en espagnol. « Cette unité, que vous devez promouvoir intensément et de manière visible, sera en outre source de consolation dans la mission difficile qui vous a été confiée », a conclu le pape.

De son côté, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, président de la conférence épiscopale argentine, a regretté la « décomposition du tissu social » dans son pays, due à « la perte des valeurs qui sont à la base de l’identité du peuple argentin », telles que « le mariage et la famille (…) ou la défense de la vie ».

En Argentine, le climat entre l’Eglise et les autorités est très tendu, du fait, entre autres, de l’engagement du clergé en matière de politique, à commencer par le cardinal Bergoglio lui-même. Mgr Antonio Baseatto, évêque aux armées, avait par exemple recommandé en avril 2005 de « jeter à la mer avec une pierre au cou » le ministre de la santé de l’époque, Gines Gonzales Garcia, favorable à la dépénalisation de l’avortement. (apic/imedia/cp/bb)

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