Moscou: Un responsable orthodoxe russe soutient le pape dans sa critique du préservatif
Moscou, 25 mars 2009 (Apic) Le Père Vsevolod Tchapline, chef adjoint du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a apporté son soutien aux propos du pape Benoît XVI sur l’usage du préservatif dans la lutte contre le sida. Le Père Tchapline assure que son Eglise a un enseignement similaire sur ce thème et sur d’autres questions éthiques.
«Presque tout le monde dans notre Eglise partage l’opinion selon laquelle l’éducation morale d’une personne et la diffusion des valeurs chrétiennes sont le meilleur moyen de contrer la propagation du sida», a déclaré le père Tchapline au correspondant de l’agence de presse oecuménique ENI.
Le responsable orthodoxe russe s’exprimait suite aux déclarations que le pape a faites à des journalistes le 17 mars dans l’avion qui l’emmenait au Cameroun. Benoît XVI avait alors déclaré que la distribution de préservatifs aggravait le danger du sida.
Sur le site internet de l’Eglise orthodoxe russe en France (www.egliserusse.eu), un communiqué indique que «le patriarcat de Moscou est solidaire avec la position du pape Benoît XVI sur les moyens de lutter contre le sida et le fait que les préservatifs ne peuvent pas être considérés comme un remède contre cette maladie».
Pour les orthodoxes, «le lien entre péché et maladie est évident»
Selon le Père Tchapline, l’Eglise orthodoxe russe n’est «pas aussi stricte que les catholiques romains» sur certaines questions, notamment concernant la contraception et le remariage, mais généralement «très proche» du Vatican dans son enseignement éthique. «Nous sommes plus conservateurs dans certains domaines, tandis que nous laissons davantage de liberté d’opinion dans d’autres», a-t-il affirmé. «Néanmoins, nous sommes profondément convaincus qu’un comportement sexuel irresponsable cause des torts physiques, mentaux et spirituels aux gens. Ni le préservatif, ni les médicaments ne peuvent sauver les individus qui mènent une vie de pécheurs dénuée de sens».
«Il est impossible de combiner la liberté sexuelle et la lutte contre le sida. Ce sont les archi-relativistes qui répandent cette idée, or elle ne fonctionnera pas», a poursuivi le Père Tchapline dans son interview à l’agence ENI. «Le lien entre péché et maladie est évident pour les gens qui suivent la tradition orthodoxe. Ignorer ce lien est un mensonge que des gens cherchent à diffuser et à suivre afin de se convaincre qu’ils peuvent éviter d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis du péché». (apic/eni/be)
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