« L’argent de Dieu tombe dans de nouvelles mains »
Abidjan, 29 mars 2009 (Apic) Dans les lieux de culte musulmans et chrétiens de Côte-d’Ivoire, une nouvelle méthode de gestion moderne des deniers provenant des quêtes ou des dons est désormais en vigueur.
Selon le quotidien ivoirien « Nord-Sud » qui a consacré un dossier à ce sujet, dans la majorité des communautés religieuses, musulmanes et chrétiennes, les quêtes ne suffisent plus à résoudre les problèmes. Les responsables des mosquées, églises ou temples procèdent maintenant par prévision budgétaire. Au début de l’année, ils forment des comités de gestion de leurs lieux de cultes. Ces comités sont constitués des différentes composantes de la communauté; hommes, femmes, jeunes, adultes qui se réunissent pour arrêter la liste des dépenses, en fonction des ressources attendues. Des modifications peuvent être apportées en cours d’exercice, selon les nécessités. Réduction ou élimination de certaines dépenses quand les ressources sont moins bonnes que celles prévues. Investissements supplémentaires en cas d’excédent. Même les guides spirituels ont fini par se familiariser avec ce type de management.
Chez les catholiques, tout ou partie de l’argent récolté va vers l’organe financier (La Procure). Dans le diocèse d’Abidjan, le plus grand du pays avec 62 paroisses, plus rien ne reste dans une paroisse depuis 2007. Le nouveau responsable de la Procure, Amangoua Lookensey, a décidé que la totalité des ressources devait être centralisée en vue d’une meilleure gestion et répartition.
Pour les méthodistes, la gestion des lieux de culte est tout aussi rigoureuse. Chaque église a un comité de gestion, comprenant un président des laïcs, un président du conseil d’administration et des finances. Elle a aussi un comité « Eglise et société. « Le président du conseil d’administration et des finances élabore les budgets, de manière à ce que les dépenses concernant les charges de fonctionnement soient équilibrées.
Du point de vue des mosquées, un comité de gestion a aussi été institué. Il est composé de l’imam et de plusieurs fidèles choisis en fonction de leurs compétences. Le trésorier est comptable de formation, et c’est lui qui prépare le budget. Pour garantir une saine gestion des finances, tous les retraits bancaires doivent être faits avec double signature. (apic/ibc/js)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse