Les manipulations chinoises ne trompent personne

Tibet: Pékin annonce la réouverture du Tibet au tourisme

Pékin, 1er avril 2009 (Apic) L’agence officielle chinoise Xinhua (’Chine Nouvellé) a annoncé, le 30 mars, que le Tibet s’ouvrait à nouveau au tourisme, après plus de six semaines de fermeture totale de la région.

Afin d’éviter de nouvelles émeutes pendant la période critique du mois de mars marquant le 50e anniversaire du soulèvement tibétain de 1959, Pékin a dépêché sur place, dès fin février, des milliers de militaires et de policiers. Une loi martiale de fait a été instaurée, fermant hermétiquement aux étrangers le Tibet et les régions avoisinantes de peuplement tibétain.

L’autorisation, qui sera accordée aux touristes avec permission spéciale et hors « zones sensibles », ne s’étend pas aux journalistes, les derniers événements ayant montré que la région n’était pas encore aussi « sécurisée et en paix » a affirmé le 30 mars à Xinhua, Bachung, responsable du tourisme au Tibet. Selon l’Agence France-Presse et différentes sources locales, les agences touristiques et les services hôteliers sur place ne seraient pas en mesure de confirmer la date de réouverture. Les communautés tibétaines en exil font mention d’événements récents : un moine battu à mort par des policiers, des soldats chinois attaqués, l’immolation par le feu d’un moine dans le Sichuan, ou encore un attentat à la bombe qui n’a pas fait de victimes.

Le 22 mars dernier, une émeute particulièrement importante a cependant été mentionnée par l’agence Xinhua elle-même : une centaine de moines tibétains, provenant essentiellement de la lamasserie de Rabgya, dans le Qinghai, province à forte population tibétaine, ont été arrêtés après l’attaque d’un poste de police. L’agence rapporte que des fonctionnaires « ont été légèrement blessés ». Selon les informations diffusées par le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala, en Inde, l’émeute a opposé 4’000 personnes à des policiers chinois, en réaction au suicide d’un moine tibétain de Ragya, Zhaxi Sangwu (Tashi Sangpo, en tibétain), qui « appelait à l’indépendance du Tibet ».

Le 29 mars 2009, à Dharamsala en Inde, 10’000 personnes, en réplique à une cérémonie de Lhassa orchestrée par Pékin, ont manifesté contre « la propagande chinoise » et « cinquante années de servitude et de répression ». (apic/eda/pr)

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