Rome: La force de la Garde suisse pontificale est sa jeunesse, assure son commandant
Propos recueillis par Antoine-Marie Izoard, I.MEDIA
Rome, 5 mai 2009 (Apic) Un peu plus de 5 mois après son arrivée à la tête de la Garde suisse pontificale, le commandant Daniel Anrig, 36 ans, juge que la «force» de l’armée du plus petit Etat du monde se trouve dans la jeunesse de ses hommes.
Le commandant de la Garde suisse a répondu aux questions de l’agence I.MEDIA à Rome à la veille de la prestation de serment, le 6 mai 2009, de 32 nouvelles recrues.
AMI: A votre arrivée, vous disiez ne pas avoir de programme, mais souhaitiez vous mettre à l’écoute avant de prendre des décisions particulières. 5 mois plus tard, avez-vous prévu de grands changements ?
D. A.: Il était important d’être à l’écoute de tous les cadres et des gardes, dans le dialogue, pour analyser la situation et continuer à améliorer le service de la Garde suisse. Mais, par chance, cela fonctionne bien, et il n’y a pas de grands changements à faire. Avec un nouveau commandant, le style de commandement a certainement changé. Cependant, je ne veux pas être un commandant du changement, mais seulement conduire correctement la Garde suisse.
AMI: Comment les autorités du Saint-Siège ont-elles accueilli votre arrivée ?
D. A.: J’ai la chance d’avoir été accueilli à bras ouverts et l’on me laisse travailler sans pression particulière. Ici, ce qui est important, c’est de prendre du temps afin de faire connaissance.
AMI: 32 nouvelles recrues prêtent serment ce 6 mai. Comment voyez-vous votre première prestation de serment ?
D. A.: J’ai instruit deux tiers des nouvelles recrues: les gardes qui sont arrivés en novembre 2008 et ceux qui sont arrivés en février dernier. Grâce à cela, j’ai pu créer un rapport personnel avec eux, un rapport intense.
AMI: Après 5 mois à la tête de la Garde suisse, quel regard portez-vous sur ce corps militaire si particulier ?
D. A.: Je me suis rendu compte que si la Garde suisse existe encore, depuis plus de 500 ans, c’est parce qu’elle se renouvelle toujours, car elle a sans cesse des forces jeunes qui lui donnent sa force. Ces jeunes gardes qui prêtent serment pressent toujours les cadres et le système à se renouveler. C’est la grande force de la Garde, au regard des autres services du Vatican. Nous avons la chance, chaque année, d’accueillir une trentaine de nouvelles recrues qui nous apportent leur jeunesse, de Suisse. Selon moi, il est bon d’avoir à la fois ceux qui restent ici plus longtemps et ces jeunes qui nous apportent une atmosphère plus moderne.
AMI: La Garde suisse, ce n’est donc pas seulement du folklore ?
D. A.: Non ! Nous avons notre tâche de sécurité et aussi, bien sûr, de représentation. Et puis, c’est un cadeau pour l’Eglise et la Suisse, car nous avons aussi la possibilité de servir l’Eglise avec des jeunes garçons motivés à 100 %. (apic/imedia/ami/be)
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