Afrique du Sud: L’Eglise catholique adresse une lettre ouverte au nouveau président Zuma
Johannesburg, 8 mai 2009 (Apic) Mgr Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, et président de la Conférence des évêques d’Afrique du Sud (SACBC), a appelé, au nom de l’Eglise catholique, le nouveau président, Jacob Zuma, à accorder une importance au débat sur l’interruption de la grossesse. Il a publié une lettre ouverte, à l’occasion de l’élection, mercredi 6 mai, du chef de l’Etat par le parlement.
Cité par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), il a demandé au président Zuma de «considérer» le débat sur l’interruption de grossesse. «Je crois, comme beaucoup d’autres sud-africains, que la vie est sacrée, de l’utérus à la mort naturelle», a-t-il notamment indiqué, tout en admettant que «beaucoup ne sont pas d’accord» avec la «position» de l’Eglise sur l’avortement.
Face à ces divergences, il a formulé l’espoir d’un dialogue «positif et honnête» entre tous les secteurs de la société sur la façon dont le pays pourrait réduire la «nécessité et la pratique de l’avortement». Ce débat doit inclure des méthodes de travail, afin d’éliminer les situations et les circonstances qui amènent les femmes à penser que l’avortement est la seule «option».
De « nombreux » défis qui restent à relever. Ils nécessitent l’engagement de tous les sud-africains, afin de leur trouver des solutions. Ainsi, a-t-il dit, «notre culture sur les droits de l’homme en Afrique du Sud a besoin de promotion.
Selon lui, «le plus grand héritage» que tout dirigeant peut laisser, est le renforcement de la dignité pour tous. «Cette dignité sera renforcée par des choix, des politiques et des programmes, et je tiens à faire partie de cet avenir, de voir les Eglises et les autres communautés confessionnelles qui contribuent à l’édification d’une culture qui donne la vie en Afrique du Sud», a-t-il poursuivi. (apic/ibc/pr)
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