La visite de Benoît XVI était «très politique», estime le journal
Tel Aviv, 15 mai 2009 (Apic) Dressant un bilan de la visite du pape en Terre Sainte, le quotidien israélien «Haaretz» de vendredi estime que la visite du pape penche sans conteste en faveur des Palestiniens.
La visite de Benoît XVI était «très politique, à la fois parce c’est un pape très politique, et parce que la visite a eu lieu juste après la guerre à Gaza», relève le quotidien israélien. Qui affirme que les discours du pape se sont transformés en une «compétition entre Israéliens et Palestiniens concernant la reconnaissance de leurs souffrances et de la justesse de leurs causes».
«Les Palestiniens ont gagné la compétition, grâce au soutien ouvert du pape pour une solution à deux Etats, sa condamnation du mur en Cisjordanie et ses références répétés à leur fardeau. Eux aussi en attendaient plus, mais ils ont reçu pas mal !», écrit Lily Galili dans l’édition de vendredi de «Haaretz».
Le journal relève que le pape est un chrétien et que son but principal en visitant Israël était d’unifier des fidèles dont le nombre s’amenuise en Terre sainte (*), et non de faire plaisir aux Israéliens. De nombreux Israéliens, selon la presse locale, avaient davantage apprécié la visite du pape Jean Paul II en Israël en l’an 2000 car il avait adressé une prière spéciale «demandant pardon pour tous ceux que l’Eglise avait maltraités durant son histoire». Et «Haaretz» d’affirmer que «Joseph Alois Ratzinger – maintenant connu comme Benoît XVI – aurait été opposé à ce geste». JB
(*) Selon le quotidien «The Jerusalem Post» du vendredi 15 mai, en 1946, deux ans avant l’établissement de l’Etat d’Israël, la communauté chrétienne à Jérusalem comptait quelque 31’000 membres ou 20% de la population. Aujourd’hui, les chrétiens ne sont plus que 2% de la population de la ville, soit 14’000 personnes, y compris le clergé d’origine étrangère. (apic/haar/be)
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