Kenya: L’Afrique face aux changements climatiques, selon le secrétaire général de la CETA
Nairobi, 26 mai 2009 (Apic) L’Afrique doit faire face aux changements climatiques, selon le pasteur André Karamaga, secrétaire général de la Conférence des Eglises pour Toute l’Afrique (CETA). Le responsable du plus grand regroupement d’Eglises en Afrique affirme que les dirigeants africains doivent se mobiliser s’ils veulent être entendus dans les instances internationales au sujet des dangers que les changements climatiques font peser sur le continent.
«L’Afrique qui est un continent tributaire de la pluie pour son agriculture et ses ressources naturelles, est particulièrement menacée, il y a va de la survie de ses populations», relève le pasteur Karamaga. «Nous voulons attirer l’attention sur les perspectives fort sombres que nous offre l’avenir à cause des changements climatiques», a déclaré André Karamaga devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, réunie en session du 13 au 27 mai à Banju, en Gambie, le plus petit pays d’Afrique.
Créée en 1986, la Commission africaine a pour mission de promouvoir et de protéger les droits de l’homme dans toute l’Afrique. Le responsable de la CETA a évoqué les famines qui ravagent les pays africains ainsi que les émeutes de la faim qui en résultent, les inondations, l’assèchement des rivières et des lacs. «Nous ne pouvons plus continuer à agir comme si de rien n’était», poursuit le pasteur Karamaga, qui vient de l’Eglise presbytérienne au Rwanda. «Il n’est pas possible de rester passif alors que notre avenir est lourdement hypothéqué par la question climatique».
Il ne reste plus qu’un peu moins de 200 jours avant la conférence des Nations Unies qui doit se dérouler à Copenhague en décembre. Son objectif est de conclure un accord pour lutter contre les changements climatiques. Cet accord entrerait en vigueur en 2013, après expiration de la première phase du protocole de Kyoto, l’accord négocié par les Nations Unies afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre qui sont responsables des changements climatiques.
A l’approche de la conférence de Copenhague, dans une déclaration publiée le 19 mai, l’Association mondiale pour la communication chrétienne (AMCC) a vivement encouragé les dirigeants religieux et les responsables de la communication à insister sur la nécessité de «prendre d’urgence des mesures radicales pour lutter contre les changements climatiques».
«Les changements climatiques dus à l’activité humaine menacent la vie et les sources de revenu de milliards d’êtres humains ainsi que l’existence de millions d’espèces. L’AMCC estime que la lutte contre les changements climatiques est une question de justice sociale», a déclaré l’association de défense du droit à la communication, dont le siège est à Toronto, en annonçant la création d’une nouvelle rubrique sur son site web www.waccglobal.org/activities/climate-justice.html. (apic/eni/be)
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