Mgr Mamberti évoque le martyre actuel de certains chrétiens

Rome: Messe pour la France au Vatican

Rome, 29 mai 2009 (Apic) Mgr Dominique Mamberti a souligné que certains chrétiens, «au milieu d’une société indifférente et hostile», vivaient aujourd’hui encore le martyre, le 29 mai. Le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats est intervenu lors de la ’Messe pour la France’ qu’il présidait dans la chapelle Sainte-Pétronille de la basilique Saint-Pierre devant de nombreux Français travaillant au Vatican.

Mgr Mamberti a célébré la messe en présence de Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, d’un peu plus d’une vingtaine de prêtres et d’une centaine de laïcs français travaillant au Saint-Siège, des diplomates et des religieux. Le haut prélat a ainsi évoqué la «société indifférente et hostile» dans laquelle vivent aujourd’hui certains chrétiens et n’a pas hésité à qualifier la vie de certains d’entre eux comme «un autre type de martyre», après avoir évoqué celui de sainte Pétronille, au 1er siècle, et de «tant de chrétiens» au fil des siècles.

«Aujourd’hui, des personnes dans le monde versent leur sang pour le Christ, pour la foi», a souligné Mgr Mamberti devant les fidèles. Le ’chef de la diplomatie vaticane’ a ensuite noté que, «dans la société où nous avons la chance de vivre, qui prône la tolérance et garantit les droits de l’Homme, dont celui de la liberté religieuse, peu de chrétiens seront appelés à mourir pour la foi». Pour autant, a-t-il affirmé, «nous sommes, même aujourd’hui, dans le temps des martyrs».

Dans son homélie, le haut prélat a alors prévenu que les chrétiens risquaient «d’être ridiculisés, marginalisés, car les valeurs qu’ils défendent vont à contre-courant». Cependant, «le chrétien est appelé à témoigner de sa foi avec force, courage et conviction», a encore soutenu Mgr Mamberti.

«Un petit coin de la France» au Vatican

Dans cette chapelle dédiée à sainte Pétronille, vue par Mgr Mamberti comme «un petit coin de la France au coeur de la basilique Saint-Pierre», le prélat a invité à prier pour que «les chrétiens de France soient toujours des semeurs d’espérance et de charité» et a particulièrement souhaité que «l’esprit de sagesse» guide «ceux qui gouvernent la France». Le haut prélat n’a pas manqué, par ailleurs, de souligner le «lien entre sainte Pétronille, fille spirituelle de saint Pierre, et la France, fille aînée de l’Eglise».

Au cours de la messe, les célébrants ont fait mémoire de la figure du Père assomptionniste Antoine Wenger, décédé le 22 mai dernier à l’age de 89 ans, ancien rédacteur en chef du quotidien catholique français la Croix et seul journaliste ayant assisté, de l’intérieur, à l’ensemble des travaux du Concile Vatican II (1962-1965).

Sainte Pétronille, vierge et martyre au 1er siècle, est traditionnellement fêtée le 31 mai. Considérée comme la ’fille spirituelle’ de saint Pierre, elle fait partie des saintes patronnes de la France. Chaque année, autour du 31 mai, une messe est célébrée pour la France dans la chapelle de la basilique qui porte son nom. C’est là que sont entreposées ses reliques depuis 757, lorsqu’elles avaient été transférées depuis les catacombes de Domitille (Rome) à la basilique constantinienne, aujourd’hui basilique Saint-Pierre. (apic/imedia/lb/bb)

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