Zimbabwe: Le spectre du choléra reste vivant dans le pays
Johannesburg, 31 mai 2009 (Apic) Le nombre des cas de choléra au Zimbabwe n’est pas du tout en baisse. Durant ces dernier jours, on a enregistré 100 milles contaminés et, malgré le fait que la maladie soit sous contrôle, elle n’a pas encore été éradiquée et risque de se répandre de nouveau.
L’épidémie est la pire qui ait été enregistrée durant les 15 dernières années : 4’300 morts et 98’309 contaminés depuis août 2008, avec un taux de mortalité de 4, 4% selon un rapport de l’International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC). Cette maladie causée par une eau contaminée et caractérisée par des diarrhées, des vomissements et la déshydratation peut conduire à la mort en moins de 24 heures si elle n’est pas soignée.
L’éradication du choléra dans le pays, et la fin totale de ce cycle d’épidémie qui s’est déchaîné depuis la fuite des déplacés de la République Démocratique du Congo en 1994, semble malheureusement encore loin. Durant le mois de décembre 2008, l’Organisation Mondiale de la Santé avait prévu un scénario de 60 milles cas, nombre atteint en février 2009, pour ensuite revoir ses prévisions à 115 milles cas.
Le taux des contaminés a ralenti avec la fin de la saison des pluies et grâce à une campagne de sensibilisation de milliers de volontaires engagés sur le terrain dans la distribution de millions de litre d’eau propre, mais il s’agit de mesures temporaires. L’épidémie est alimentée par la profonde dégradation des infrastructures sanitaires et par les conditions hygiéniques très précaires, par les conditions météorologiques, par VIH/SIDA, par la crise économique et par la faim. Le Zimbabwe est le pays le plus dépendant du monde en ce qui concerne l’aide alimentaire, avec entre 65 et 80% de la population dans le besoin de nourriture. Les perspectives pour l’avenir ne sont pas des meilleures étant donné les lourdes carences de 2008. (apic/fides/js)
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