Suisse: Manifestation de parlementaires jeudi devant le Palais fédéral à Berne
Lausanne, 2 juin 2009 (Apic) Une manifestation de parlementaires se tiendra jeudi devant le Palais fédéral à Berne à l’occasion du 20e anniversaire du massacre des manifestants pour la démocratie, Place Tiananmen, à Pékin le 4 juin 1989.
Dès 13 heures, devant l’entrée principale du Palais fédéral, sur la place Fédérale, des parlementaires du Conseil national et du Conseil des Etats, notamment Dick Marty, Liliane Maury-Pasquier ou encore Ueli Leuenberger signeront une carte postale géante avec des roses adressée à l’ambassadeur chinois en Suisse. Les parlementaires porteront durant toute la session du matin une rose blanche à la boutonnière, comme symbole de deuil suite au massacre de Tiananmen du 4 juin 1989.
Lausanne, le 2 juin 2009. Peu avant le 20e anniversaire du massacre de Tiananmen à Pékin, la répression augmente contre les défenseurs des droits humains et les avocats. Amnesty International veut rappeler ce jeudi 4 juin 2009 la suppression violente du mouvement démocratique en Chine, en y associant les parlementaires suisses. Par des actions dans le monde entier, l’organisation de défense des droits humains exige du gouvernement chinois qu’il libère immédiatement les personnes détenues suite aux manifestations de 1989 en faveur de la démocratie et qu’il mène une enquête indépendante sur le massacre de Tiananmen.
Des centaines de morts
Par des actions dans le monde entier et une lettre ouverte à Wu Bangguo, président de l’Assemblée nationale populaire (ANP), Amnesty International exige des autorités chinoises qu’elles mènent une enquête publique et indépendante sur la répression brutale de manifestants pacifiques par l’armée sur la place Tiananmen. Le gouvernement chinois s’est toujours opposé à toute tentative pour faire la lumière sur la répression militaire qui s’est soldée par des centaines de morts et des milliers de blessés en juin 1989.
A l’approche du vingtième anniversaire des manifestations, les autorités ont intensifié la répression en cours à l’égard des militants et avocats. Amnesty International a recensé au moins 100 cas de militants victimes d’arrestations ou de violence de la part des autorités en 2009, parce qu’ils essayaient de défendre leurs droits relatifs à la terre, au logement ou au travail.
Toujours la répression
D’après les informations recueillies par l’organisation, au cours des quatre premiers mois de l’année 2009, au moins quatre avocats ont été violemment menacés par les autorités alors qu’ils défendaient leurs clients, au moins dix autres ont été empêchés de rencontrer ou de représenter leurs clients, et au moins un a été arrêté pour son travail. Des avocats ont récemment été menacés de se voir privés de leur licence en représailles de leur travail de défense des droits des personnes.
Le gouvernement chinois n’a rendu public aucun chiffre officiel mais, selon plusieurs organisations non gouvernementales, entre vingt et deux cents personnes seraient aujourd’hui encore détenues. Toutes les personnes emprisonnées n’ont pas pris part aux manifestations d’il y a vingt ans. En raison de la répression continue des autorités chinoises qui n’ont jamais laissé s’engager un débat public sur ces évènements, beaucoup de personnes ont été condamnées à des peines d’emprisonnement après 1989 simplement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, par exemple en hébergeant des sites de discussion en ligne ou en publiant des poèmes. (apic/com/be)
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