Genève: Parution de l’édition de juin de la revue jésuite «Choisir»

«Pas d’autorité sans l’Esprit»

Genève, 2 juin 2009 (Apic) Dans son édition de juin, la revue jésuite «Choisir» rappelle qu’il n’y a «pas d’autorité sans l’Esprit». Se référant à l’intuition de St Paul, le Père Joseph Hug propose dans son éditorial une réflexion sur la crise de l’autorité dans les Eglises chrétiennes. Il rappelle que c’est «la posture vraie, c’est-à-dire en relation avec la situation vécue des gens, qui donne une assise à l’autorité».

Certains témoins, charismatiques comme François d’Assise ou plus institutionnels comme Jean Calvin, servent encore de références. Il en est question dans le numéro de juin de la revue éditée à Genève.

A l’occasion du 8ème centenaire de la promulgation de la Règle de François d’Assise, le capucin Marcel Durrer, responsable du Centre catholique romand de formation permanente, dresse un portrait du saint et analyse les critères qu’il a retenus pour établir sa Règle: un retour à l’Evangile vécu dans le concret, l’importance de l’Ecriture et la médiation de l’Eglise.

Autre démarche par rapport à l’autorité, celle de Calvin, qui s’est montré très critique vis-à-vis des prétentions du pape à revendiquer un rôle privilégié parmi les évêques. Shafique Keshavjee, professeur à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Genève, rappelle des éléments de la réflexion de Calvin et de l’ecclésiologie catholique romaine. «Nous touchons là le coeur des conflits oecuméniques: l’extension de pouvoirs mal vécus aux dépens d’une autorité vécue dans l’humilité».

Comment le christianisme a-t-il fait pour s’étendre et pour devenir une force religieuse et sociale ? Une question régulièrement débattue ces dernières années. Le Père Joseph Hug s’appuie sur un récent ouvrage de l’historienne Marie-Françoise Baslez pour l’expliquer. La pénétration du christianisme serait due notamment à la capacité des premières communautés chrétiennes à s’insérer dans les cultures locales.

Discerner face à l’avortement

Dès ses débuts, l’Eglise a tenu l’avortement comme un crime grave, légiférant à son propos au 4ème siècle déjà. Que penser de la peine d’excommunication qui le punit aujourd’hui encore ? Le droit pénal catholique n’indique-t-il pas qu’avant de sanctionner, il faut analyser les éventuelles circonstances atténuantes ?, rappelle Michel Legrain, professeur à l’Institut catholique de Paris. A lire dans le nouveau numéro de «Choisir». (apic/com/be)

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